29 novembre 2007

Du mythe à la réalité: près de 11% d’augmentation des taux d'imposition

La gauche choletaise (Divers gauche, Gauche Alternative, PCF, PS, VivreCholet) apporte ses commentaires suite au Débat d’orientation budgétaire de lundi dernier au Conseil municipal de Cholet:

Un passage douloureux du mythe à la réalité chiffré à près de 11% d’augmentation des taux


Il y a le mythe et il y a la réalité. Le mythe, c’est celui d’un Maire et d’une équipe municipale qui s’autoportraitisent en gestionnaires vertueux et raisonnables, ayant, en 12 ans, réussi le tour de force d’investir beaucoup en dépensant peu… Et, surtout, en pratiquant la modération fiscale. Le Député-Maire ne cesse, en effet, de l’agiter comme un fétiche magique : la Ville de Cholet n’avait procédé à aucune augmentation d’impôts depuis… 1992 ! Comme si cette «augmentation zéro» aux allures de slogan électoral, était un gage de bonne gestion ! La réalité budgétaire se charge malheureusement de lui rappeler que ce n’est pas forcément le cas.

Un coup de masse fiscal
On le voit d’ailleurs bien aujourd’hui où, dans le contexte le plus mauvais qui soit, marqué par une croissance en berne, une inflation galopante et des salaires qui restent scotchés au plancher, faisant naître des angoisses croissantes aux Français inquiets, à juste titre, pour leur pouvoir d’achat, la Ville de Cholet est acculée à une augmentation moyenne de ses taux d’imposition de près de 11%. Le Député-Maire aura beau essayer toutes les pirouettes dont il est coutumier pour nous expliquer qu’il nous avait prévenus dès l’année dernière et que, de toute façon, il ne trahit pas sa parole puisque 2007-2008 est une année de rab sur la mandature initiale (2001-2007), il n’empêche que Gilles Bourdouleix et son équipe se seraient sans doute bien passés d’un tel coup de masse fiscal à la veille des élections municipales.

Des contraintes liées à la propre gestion de la Municipalité
Car, c’est bel et bien contraints, comme l’a rappelé justement Antoine Mouly lors des débats, que le Député-Maire et son équipe préparent leur budget 2008 et doivent se résoudre à une augmentation d’impôts d’une telle ampleur pour le boucler.
Des contraintes, il y en a d’externes comme l’inflation qui pèse sur les charges de gestion, la baisse des dotations de l’Etat, la réduction des aides européennes ou l’augmentation des taux d’intérêts. On aurait effectivement mauvaise grâce à les porter au débit du Maire qui n’y est, à priori, pas pour grand-chose, encore que, en tant que Député, nous n’avons pas vraiment entendu dire, par exemple qu’il s’opposait avec véhémence à la politique de désengagement de l’Etat vis-à-vis des collectivités territoriales.
Mais des contraintes, il y en a aussi d’internes et celles-ci ne peuvent échapper à la responsabilité du Maire tant elles sont directement imputables à sa gestion. Comment Gilles Bourdouleix a-t-il fait, en effet, pour investir beaucoup (sans que tous ces investissements ne soient d’ailleurs ni pertinents ni raisonnables) sans, pour autant, avoir recours à la fiscalité (au niveau de la Ville en tout cas) ? Il a fait jouer deux leviers.

La CAC étranglée
Le premier c’est le levier intercommunal. Dès la création de la Communauté d’Agglomération du Choletais (CAC), le Député-Maire a transféré les investissements les plus lourds (Glisséo, Espace Saint-Louis, station d'épuration,...) ainsi que des dépenses de fonctionnement subséquentes sur cette dernière. Des investissements  qui se voient bien et permettent de décrocher des classements honorifiques mais dont on se demande s’ils répondent à un véritable besoin de la population de l'agglomération qui ne dépasse pas 85 000 habitants. Mais, faute d’étude préalable sérieuse sur les financements que la Communauté d’Agglo allait devoir mobiliser pour assumer pleinement l’ensemble de ses nouvelles missions, celle-ci s’est retrouvée, dès 2005, face à un niveau de dépenses devenu insupportable pour elle. La CAC est étranglée financièrement au point d’avoir dû reporter des projets aussi importants que le Théâtre Saint-Louis ou l'hôtel de Communauté d'agglo. D’ailleurs, après avoir, l’an dernier, relevé les taux de la Taxe Professionnelle (principale ressource fiscale des intercommunalités), son président, Gilles Bourdouleix s’interrogeait à voix haute pour savoir s’il n’allait pas créer une taxe additionnelle sur les ménages de l’Agglomération…

Une dette inquiétante

Le second, c’est le levier de l’emprunt. Gilles Bourdouleix n’est pas Mandrake le Magicien et, s’il lui arrive de faire illusion, il ne sort pas encore de billets de ses manches. Or, tout ce qu’il a engagé comme dépense depuis 1995 et qui n’a pas été pris en charge par l’impôt a forcément été puisé ailleurs. C’est donc par l’emprunt que la Ville de Cholet a principalement financé ses investissements. Résultat : le taux d’endettement de la Ville n’a cessé de progresser. Entre 2003 et 2005, il était passé de 642 € à 741 €/habitant. Il serait retombé à 678 € fin 2006 mais ce chiffre ne tient compte ni des emprunts contractés dans l’année ni, surtout, ceux que la Ville s’apprête à contracter en 2008, soit 25 M€ supplémentaires. Et pas aux taux avantageux de ces dernières années ! Au final, on risque bien d’être plus proche que le maire ne le prétend du taux d’endettement moyen des villes de même taille (1.070 €/habitants) avec, en plus, une épargne passablement rognée et des marges d’autofinancement chaque année plus faibles. Si c’est cela ce que le Député-Maire appelle une gestion dynamique et réfléchie… !

Bloqués au plan intercommunal, privés du recours à l’emprunt pour cause de dette galopante et de taux d’intérêts moins avantageux… Le Député-Maire et son équipe n’ont désormais pas d’autre choix que de faire donner, à quelques mois des élections, la grosse artillerie fiscale. C’est là la facture salée de 15 ans d’une gestion à court terme de la ville, élaborée au coup par coup, faites de projets démesurés et de démagogie fiscale… Quant au pouvoir d’achat des Choletais, il n’entrevoit toujours pas de lendemains qui chantent !

28 novembre 2007

Fermeture du Conseil des Prud’hommes de Cholet

La gauche choletaise (Divers gauche, Gauche Alternative, PCF, PS, VivreCholet) réagit à la décision de fermeture du Conseil des Prud’hommes de Cholet


Une décision aussi incompréhensible qu’inadmissible


Après le lourd tribut payé par Saumur, c’est maintenant Cholet qui, dans le département de Maine-et-Loire, fait les frais de la brutalité gouvernementale en matière de réforme de la carte judiciaire.

C’est avec la plus grande stupeur que l’ensemble des forces de gauche de Cholet (Divers gauche, Gauche Alternative, PCF, PS, VivreCholet) a appris, ce matin, la décision fermeture du Conseil des Prud’hommes de la ville.
Outre la méthode- proprement scandaleuse- qui fait fi de toute concertation minimale avec les acteurs concernés, les membres de la gauche choletaise veulent ici s’insurger contre une décision complètement incohérente au regard des réalités de terrain. Le Choletais est, aujourd’hui encore, le deuxième bassin industriel de la région des Pays de la Loire (derrière Nantes-Saint-Nazaire). C’est dire si son Conseil des Prud’hommes est l’un des plus actifs et des plus sollicités de la région ! D’autant qu’avec les multiples conséquences de la crise dans le textile et la chaussure il a encore à connaître de nombreux litiges liés aux fermetures d’usines. On se demande bien sur quelles données objectives s’est appuyé le gouvernement pour prendre une telle décision, injuste et imbécile !

Croit-on sérieusement pouvoir rendre une justice sereine et équitable lorsqu’on oblige des salariés déjà traumatisés par la perte de leur emploi et économiquement fragilisés car coupés de leur principale source de revenus, à se déplacer plus loin et, donc, à engager plus de frais afin d’aller plaider leur cause ?

Sans compter la situation des fonctionnaires du Conseil qui vont être regroupés ailleurs (Saumur ou Angers) et vont, eux aussi, devoir faire des sacrifices en terme de frais de transports pour aller travailler.
Ce qui ne va pas arranger non plus la situation de Cholet qui va devoir encore perdre plusieurs emplois tertiaires, directs et induits, du fait de cette décision parfaitement inadmissible. Ce qui aura des conséquences sur son dynamisme économique et son attractivité !

D’ores et déjà, les forces de gauche de Cholet annoncent qu’elles vont se mobiliser auprès de tous les acteurs concernés pour s’opposer avec la plus grande énergie à cette décision grave pour les Choletais et pour notre ville !

27 novembre 2007

La place des femmes en politique: thème du prochain café-débat au local du PS


Café-débat du PS, samedi 1er décembre 2007, à 10h, au local de la rue Nationale


Les femmes et la politique s’invitent au Café
Après avoir débattu du clivage droite-gauche, de sa pertinence et de son actualité, les socialistes de Cholet proposent aux Choletaises et aux Choletais, de tous bords et de toutes obédiences, sans exclusive de la moindre appartenance à un parti politique, de venir, le samedi 1er décembre 2007, à partir de 10h, au Local du PS (196, rue Nationale), échanger leurs points de vue sur un autre sujet sensible, très souvent au cœur de l’actualité : la place des femmes en politique.

Un immense retard malgré des avancées juridiques
La France reste, pour l’essentiel, un pays où la politique est encore largement une affaire d’homme. La Révolution Française de 1789, pour avoir apporté de nouveaux droits universels aux hommes et aux citoyens et avoir contribué à l’émergence de la démocratie et du suffrage universel, n’a, en revanche, pas vraiment promu les femmes, souvent accusées d’être sous la férule du clergé, donc de l’Ancien Régime. Une méfiance qui va malheureusement perdurer jusqu’en 1944, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, année où les femmes obtiennent enfin le droit de vote par la grâce d’un décret du Gouvernement Provisoire du Général De Gaulle. Sans que l’exercice de ce droit n’ait un véritable effet levier sur leur présence dans la représentation démocratique dont elles restent, jusqu’à l’aube du XXIe siècle, assez largement exclues. Il faudra attendre 1999 pour que notre pays se dote d’une législation paritariste. Ce fut d’abord la réforme constitutionnelle de juillet 1999 qui indique que la loi doit désormais favoriser l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives. Puis la Loi du 6 juin 2000 qui contraint les partis politiques à compter moitié de candidates pour les élections au scrutin de liste et instaurent des pénalités financières lorsqu’ils ne présentent pas au moins 48% de candidates aux élections Législatives. Enfin, c’est la Loi de janvier 2007 qui contraint à une désignation paritaire des adjoints municipaux et des vice-présidents des Exécutifs de Région. Pour autant, même si la représentation des femmes a progressé, nous sommes encore très loin de l’égalité. Par rapport aux autres Etats membres de l’Union Européenne, la France ne rattrape pas son retard quant à la place occupée par les femmes. Elle est classée en 13e position pour ce qui concerne la part des femmes élues à l’Assemblée Nationale et en avant dernière position parmi les Etats ayant un Sénat ou une deuxième chambre. Alors, derrière les indéniables avancées de la Loi, ne demeurent-ils pas de très résistantes barrières psychologiques et sociologiques voire un problème de mentalités ?

Vers une parité réelle ?
Alors que le principe de la parité intégrale va de nouveau s’appliquer pour les élections municipales et que les élections cantonales vont voir apparaître le principe des tickets paritaires (le ou la candidat(e) devant désormais s’adjoindre d’un suppléant obligatoirement du sexe opposé), il semble particulièrement intéressant de s’interroger sur la pertinence des outils juridiques quoi ont été mis en œuvre depuis 1999 pour assurer une meilleure représentation des femmes en politique. Au-delà, il convient de se demander si cette approche juridique est susceptible d’aboutir à une parité réelle ou seulement à une parité d’affichage dans laquelle la présence de candidates sur des listes notamment répondrait surtout à une exigence légale et non à une reconnaissance de légitimité et de compétence. Dès lors, la question qui reste en suspend est bien de savoir comment passer d’une approche essentiellement quantitative de la parité à une approche qualitative. En présence de militantes du Parti Socialiste et de Marie-Juliette Tanguy, Maire de Saint-Léger-sous-Cholet et Vice-présidente du Conseil régional des Pays de la Loire (sous réserve), qui viendra donner son point de vue d’élue, le Café-débat de samedi essaiera de contribuer à faire avancer le débat et de permettre à tout un chacun de se faire une opinion. Gildas Guguen, militant socialiste chargé d’animer ces Cafés-débats, n’étant là que pour introduire le sujet et pour modérer, si besoin, les prises de parole pendant la discussion.

5e Café-débat du PS Choletais : samedi 1er décembre 2007, à 10h, au local du Parti Socialiste (196, rue Nationale – Cholet). Thème : La place des femmes en politique

31 octobre 2007

La gauche au travail

Communiqué commun à l'ensemble des forces de la gauche choletaise:

Elections municipales 2008 : la gauche au travail

"Diverses composantes de la gauche choletaise (Gauche alternative, LCR, LO, PCF, PS, association VivreCholet) se sont déjà réunies à plusieurs reprises afin de discuter et débattre d’un projet commun à présenter à la population choletaise en vue des élections municipales de mars 2008.

Ces rencontres fructueuses permettent d’ores et déjà d’envisager aboutir à des propositions concrètes pour l'élaboration d'un programme municipal de gauche dans l'intérêt des Choletaises et des Choletais."

 

À suivre donc.
 

30 octobre 2007

ESOPP ET SI ON PARLAIT POLITIQUE ? N°7




ESOPP    ET SI ON PARLAIT POLITIQUE ?
N° 7 – 27 octobre 2007

En attendant de voir la concrétisation dans les faits des conclusions du Grenelle de l’environnement…une semaine encore bien noire…

      Deuxième carton jaune en quinze jours pour la commission Attali qui s’attaque maintenant au droit du travail et suggère que les licenciements motivés par une recherche de maximisation du profit puissent être autorisés. Même en rêve, Laurence Parisot n’y pensait pas.

         Carton jaune aux députés de la majorité et au gouvernement qui n’avaient pas manqué de faire des déclarations outragées sur la honte que représentait le non assujettissement des stock-options aux cotisations sociales. Selon la Cour des Comptes, stock-options et autres avantages représentent un manque pour le financement de la Sécurité Sociale entre  6 et 8,3 milliards d’euros. Les taux votés ces jours-ci devraient finalement rapporter 400 millions d’euros…

         Nouveau carton jaune à la politique d’immigration du gouvernement. Reportages édifiants dans la presse cette semaine sur le centre de rétention de Rennes destiné à « accueillir » des familles et donc des enfants. Ces enfants ne bénéficient d’aucune scolarisation. Ils peuvent jouer dans une petite aire grillagée. Grillages, clôtures, barrières. Un environnement propice au développement…

       Carton jaune à Rachida Dati. Plutôt que de fermer à tour de bras des tribunaux, elle serait bien inspirée de s’attaquer sérieusement à la condition des détenus. A cet égard le témoignage du directeur de la prison de St Denis de la Réunion paru récemment dans le Canard Enchaîné est édifiant : taux d’occupation de 290% (88 places théoriques, 171 lits…259 détenus). On n’ose imaginer les prochains effets de la dernière loi sur la récidive sur cet établissement…

    Carton jaune à l’équipe de rugby d’Afrique du Sud. Les Springbocks, qui ne comptent dans leurs rangs aucun joueur noir, entreprennent actuellement un tour du pays suite à leur victoire en coupe du monde. Cette tournée évitera ostensiblement les townships. L’apartheid peut parfois prendre des formes plus insidieuses…

   Enfin, carton rouge, brandi cette fois par des élus de Valor3E (syndicat mixte qui gère le traitement des déchets ménagers) à Gilles Bourdouleix pour vouloir s'immiscer dans leurs affaires et surtout les abandonner dans leur choix de l'incinération:" Il est inadmissible qu'un maire comme Gilles Bourdouleix, président de la Cac, la communauté d'agglomération, dise non à l'incinérateur. Ce n'est pas à lui de décider. Mais à Valor3E." Il faut dire qu'entre la solidarité avec les élus délégués à Valor3E et le danger venu de l'imposante contestation au projet d'incinérateur à Trémentines, le Député-Maire n'hésite pas une seconde, quitte à revenir sur un projet qu'à l'origine il soutenait avec les autres élus. Mais sur ce dernier point, on ne l'en blâmera pas. Nous aussi nous disons non à l'incinérateur, la différence c'est qu'on n'a pas changé d'avis et qu'on y a réfléchi avant...

"Et si on parlait politique", c'est le rendez-vous hebdomadaire de l’actualité, au cours duquel sont distribués les cartons jaunes, voire rouges, que méritent certaines décisions prises aux plans international, national ou local. (RAPPEL : ESOPP, Et Si On Parlait Politique, c’est tous les samedis matins au local du PS, 196 rue Nationale, de 10h30 à 11h30).
       

24 octobre 2007

ET SI ON PARLAIT POLITIQUE ? N°6




ESOPP    ET SI ON PARLAIT POLITIQUE ?
N° 6 – 20 octobre 2007

La semaine des manipulations…

      Carton jaune sur la mise en œuvre de la réforme des régimes spéciaux de retraite, réforme sélective (ne concerne pas les agriculteurs, les militaires, les parlementaires…), réforme marginale en termes d’enjeux financiers, réforme sur laquelle le gouvernement prend appui pour faire diversion, diviser les Français et leur faire oublier l’essentiel, une politique injuste et inefficace.

         Deuxième carton jaune à M. Gautier-Sauvagnac, patron au sein du MEDEF, de la puissante Union des Industries et Métiers de la Métallurgie qui lui aussi joue les manipulateurs. Pour tenter de faire oublier ses turpitudes, il laisse entendre que les retraits d’argent qu’on lui reproche seraient partis dans les poches des syndicats, voire des syndicalistes…

         Carton jaune à Jean-Claude Breuil, ancien PDG de Smoby. Alors que la disparition de l’entreprise Smoby (jouets) est largement présentée comme une conséquence de la mondialisation et en particulier de la concurrence chinoise face aux salariés français, ces horribles nantis qui gagnent le SMIC, on apprend que ce monsieur fait l’objet d’une information judiciaire, car il est soupçonné d’avoir mis en place un vaste système de détournements de fonds via des sociétés écran à l’étranger.

         Carton jaune aux premières conclusions de la commission Attali sur le volet commerce et distribution qui vise en fait à instaurer une véritable loi de la jungle dans le secteur de l’artisanat et du commerce et à porter le dernier coup fatal aux boutiques des centres ville (abrogation des lois Galland, Royer et Raffarin sur les prix, la protection des petits commerces, levée de l’interdiction de vente à perte…) Combien de librairies resterait-il aujourd’hui sans la loi Lang ?

       Carton jaune au ministères des finances et du budget, qui refusent la mise en place d’une imposition minimale des personnes aux revenus les plus élevés et qui échappent à l’impôt en « collectionnant » les niches fiscales et en bénéficiant à plein des dernières mesures votées par l’ UMP (loi TEPA)


       


21 octobre 2007

Presse «évitée», démocratie niée

Gilles Bourdouleix a beau s’être plusieurs fois déclaré assez peu sarkozyste (bien qu’il soit revenu à de meilleurs sentiments depuis le 6 mai dernier), il n’empêche qu’il partage avec l’actuel locataire de l’Elysée, un point commun assez détestable : la propension à considérer qu’une bonne presse est une presse aux ordres et dans la ligne du pouvoir !

Le rêve de journalistes transformés en chargés de communication
La récente actualité locale vient de nous en fournir une nouvelle preuve avec le black-out infligé par le Député-Maire et sa majorité municipale à la presse locale, à savoir Ouest-France et le Courrier de l’Ouest (et pas Canal Cholet… ?). Leur faute ? Avoir «déplu», dans leurs articles, au Député-Maire de Cholet qui, lui, considère que le travail de la presse est de se contenter de relayer, sans discussion ni commentaire, l’information pré-mâchée, distillée par ses soins et ses services sans manquer, à l’occasion, de rendre hommage à son immense génie. Pour peu que les journaux sortent de ce cadre strict, le Député-Maire se fâche, fulmine, menace et n’hésite pas à agir… en justice ! On ne compte plus, en effet, les déclarations martiales et déplacées, les courriers incendiaires et les éditos furibards que le Député-Maire de Cholet a commis, depuis 1995, pour traîner plus bas que terre une profession qu’au final il méprise profondément tant il n’a toujours pas compris qu’elle n’avait pas pour but de lui servir de cire-pompe mais d’être un témoin et un commentateur des faits. Sinon, autant transformer tous les journalistes en chargés de communication ! Un rêve que Gilles Bourdouleix n’est malheureusement plus seul à caresser puisqu’il est partagé désormais jusqu’au plus haut sommet de l’Etat !

Des journaux et des journalistes qui se révoltent

Tant au plan national qu’au plan local, la profession journalistique ne semble vraiment plus décidée à subir cette pression inadmissible et se révolte désormais publiquement. Nous avons, ici-même, mis récemment en ligne une pétition nationale lancée par plusieurs syndicats de journalistes pour l’indépendance de la presse, de plus en plus menacée depuis l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, et le droit à une information honnête, indépendante et plurielle.
Au plan local, un vent de révolte se fait de plus en plus sentir dans nos quotidiens régionaux. C’est d’abord le Courrier de l’Ouest qui, lors de son compte rendu du Conseil Municipal du 10 septembre dernier, dénonce, dans un encadré spécifique, le mensonge patent du Député-Maire à propos de sa soi-disant non connaissance de la décision de justice condamnant la Ville à publier, sous astreinte de 1.000 € par numéro, un droit de réponse de la rédaction du quotidien départemental dans Cholet Magazine. C’est ensuite Ouest-France qui, dans son édition des 13 et 14 octobre derniers, n’hésite pas à informer ses lecteurs de l’attitude pour le moins inédite et condamnable du Député-Maire qui, en guise de «punition» d’une presse qui ne va pas dans le bon sens, n’a plus le droit à aucun contact avec la Ville et refuse que la moindre invitation ou le moindre communiqué de presse lui soit désormais adressée… Soit un véritable black-out sur l’information municipale. Une attitude qu’il faut bien, au risque de se répéter, malheureusement qualifier de scandaleuse tant on ne peut absolument pas cautionner ce genre de dérive.

Un réel danger pour la démocratie

La presse ne peut en aucun cas se transformer en supplétif d’un pouvoir en place, quel qu’il soit, sans que cela constitue un danger réel pour la démocratie et les fondements de nos institutions républicaines. Comme le rappelle, à juste titre, Ouest-France, la presse «a toujours permis de développer le lien social et d’animer le débat local». Bien sûr, comme n’importe quelle institution (elle en est une), elle peut, elle aussi, faire l’objet de critiques (il nous est arrivé, ici, d’en exprimer quelques unes) mais il ne saurait être question de nier son existence, de remettre en cause sa profonde utilité et sa légitimité ou plus simplement de l’empêcher de faire son travail sereinement.

La presse et la justice ne sont certainement pas les mamelles du totalitarisme, pour reprendre la lamentable sentence assénée récemment par Gilles Bourdouleix. Vouloir les contrôler ou, à défaut, les faire taire, est bien, en revanche, la caractéristique de toute dérive totalitaire ou, au moins dictatoriale !

18 octobre 2007

ET SI ON PARLAIT POLITIQUE ? N°5

ESOPP    ET SI ON PARLAIT POLITIQUE ?
N° 5 – 12 octobre 2007

Une semaine largement marquée par les scandales…

      Carton jaune à Evelyne Chiche-Gauvin qui appelée à siéger au conseil municipal de Cholet au titre de la liste d’opposition en remplacement de Annie Dabin démissionnaire, siège effectivement…au nom de la majorité ! Les électeurs apprécieront !

             Carton jaune à TF1 qui veut empêcher la retransmission sur écran géant du match France – Angleterre dans certaines villes de France. Le sport doit être une grande fête populaire à la condition d’alimenter le tiroir-caisse !

         Carton jaune à M. Gautier-Sauvagnac, patron au sein du MEDEF, de la puissante Union des Industries et Métiers de la Métallurgie qui selon la cellule Tracfin du ministère des finances aurait effectué des retraits à hauteur de 10 millions d’euros à des fins non déterminées entre 2002 et 2007. Il est ainsi confirmé que le MEDEF est assez mal placé pour donner des leçons de gestion et de morale aux salariés.

         Carton jaune au président de la République et aux membres du gouvernement qui n’ont pas cru bon d’honorer de leur présence l’ouverture de la Cité Nationale de l’Immigration. Ils ont préféré promouvoir, avec les députés UMP, la pratique des tests ADN dans le cadre des procédures de regroupement familial.

         Les mêmes ont droit à un second carton jaune pour la disposition votée par le Sénat qui interdirait l’hébergement d’urgence aux sans-papiers. Nous attendons l’amendement qui interdirait aux SAMU de prendre en charge ces mêmes sans-papiers.


                 Carton rouge aux responsables d’EADS, aux dirigeants du groupe Lagardère et Daimler  impliqués dans une formidable affaire de délit d’initiés. Pendant ce temps, les salariés attendent de savoir à quelle sauce ils vont être mangés dans le cadre du plan POWER 8. Dans le même temps, comme cela a déjà été souligné dans ces colonnes, le président de la République et le gouvernement réfléchissent à la dépénalisation des délits économiques. Par délit économique on n’entend pas le fait de dérober un paquet de bonbons dans un supermarché. Dans ce cas, et si vous avez réitéré ce larcin, vous tomberez sous le coup de la loi contre la récidive, et la justice sera sans pitié.

14 octobre 2007

Il n'y a pas de démocratie sans liberté de la presse

 

7944d8d7461528ef92e33c6fbd6c4125.jpgAujourd’hui, les syndicats de journalistes se sont réunis, pour la première fois depuis 15 ans et lancent une bataille pour que la liberté de la presse et le droit des citoyens à une information honnête, indépendante et plurielle redeviennent ce qu’ils n’auraient jamais dû cesser d’être. Mais ils ne gagneront pas seuls ce difficile combat. C’est pourquoi ils appellent l’ensemble de la profession et tous les citoyens à les rejoindre pour participer à la bataille pour l’indépendance de la presse.
La mission d'information est aujourd’hui menacée dans son existence même. Elle l’est dès lors que, par le jeu des rachats-fusions, les entreprises de presse passent sous le contrôle d’actionnaires, de groupes industriels ou financiers, qui vivent des marchés publics ou dont les intérêts économiques et politiques peuvent entrer en contradiction avec le souci d’informer librement et honnêtement.

 Le PS soutient les syndicats de journalistes dans leur bataille pour la liberté de la presse et le droit des citoyens à une information honnête, indépendante et plurielle.
Avec eux nous demandons demande qu’une texte reprenant leurs revendications et consacrant l’indépendance des rédactions soit soumise aux votes du Parlement

Propositions pour une presse plus libre,
signez la pétition en ligne

01 octobre 2007

ET SI ON PARLAIT POLITIQUE ? N°4

ESOPP ET SI ON PARLAIT POLITIQUE ?
N°4 – 29 SEPTEMBRE 2007

Le monde est vraiment malade. Chaque semaine de nouveaux conflits, de nouvelles menaces.

C’est ainsi que cette semaine le premier carton jaune sera délivré aux autorités birmanes qui ont franchi un nouveau seuil dans l’ignominie. Solidairement, si l’on ose dire, ce carton sera délivré à la Chine et à la Russie qui bloquent toute riposte internationale, à la France qui calibre une réponse économique à juste ce qu’il faut pour qu’elle ne soit pas gênante (pas de retrait des entreprises, juste un gel des investissements…) et à Total qui en réalité n’entend pas du tout obtempérer.

C’est ce moment de tension que choisit le président de la République pour envisager un retour de la France au sein du commandement militaire intégré de l’OTAN que le général de Gaulle avait quitté en 1966. On n’est jamais trahi que par les siens.

Carton jaune aux députés et au gouvernement qui préparent la ratification du protocole de Londres sur le dépôt des brevets dans une des trois langues officielles de l’Office Européen des Brevets (français, anglais et allemand) et non plus en 32 langues comme actuellement. A première vue, il s’agit d’une simplification et d’une reconnaissance de la langue française. Sauf que seulement 7% des brevets sont déposés en français et que nos entreprises devront par conséquent en traduire 93% à leurs frais.

Carton jaune au développement des numéros surtaxés de plus en plus utilisés, jusque dans les services publics. A quand les démarches administratives payantes ?





On se souvient du maire d’Argenteuil qui vaporisait du spray nauséabond pour faire fuir les SDF. Voilà qu’arrivent d’Angleterre les diffuseurs d’ultrasons pour éloigner les jeunes. Ceux-ci ne sont pas perçus par les plus de 30 ans en raison du vieillissement naturel de l’ouïe (presbyacousie) Humour noir, l’appareil s’appelle Beethoven. Au-delà du principe condamnable, il faut savoir que la recherche scientifique est dans l’incertitude sur les effets sur la santé de ces appareils. Ce sera donc notre carton rouge de la semaine.

"Et si on parlait politique", c'est le rendez-vous hebdomadaire de l’actualité, au cours duquel sont distribués les cartons jaunes, voire rouges, que méritent certaines décisions prises aux plans international, national ou local. (RAPPEL : ESOPP, Et Si On Parlait Politique, c’est tous les samedis matins au local du PS, 196 rue Nationale, de 10h30 à 11h30).

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