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28 février 2007
Un centre " anti-IVG " créé en Vendée par Philippe de Villiers au coeur d'un procès
Vu aujourd'hui dans Le Monde:
"Encalminé dans les sondages, Philippe de Villiers, candidat à la présidentielle e président du conseil général de la Vendée, se serait passé du procès du directeur de l maison d'Ariane, qui s'est ouvert, mardi 27 février, devant les assises de Vendée. L directeur de ce centre d'accueil de femmes enceintes, Jean-Pierre Baudry, 63 ans, est poursuiv pour " viols ", " agressions sexuelles " et " harcèlements " sur neuf salariées et pensionnaires.
L'affaire éclate le 28 janvier 2005, par la plainte d'une jeune femme. Le directeur du centre, en contrepartie d'un emploi de veilleuse de nuit, aurait exigé de la candidate des faveurs sexuelles. L'enquête mettra au jour d'autres faits, que M. Baudry " conteste en bloc ", selon son avocat, Me Armand Bâ. Derrière ce procès se profile une autre bataille, politique celle-là, entre partisans et opposants à la loi Veil sur l'avortement.
C'est le 28 octobre 1994 que Philippe de Villiers annonce la création de la maison d'Ariane, deux jours après l'irruption d'un commando anti-avortement à l'hôpital de La Roche-sur-Yon. Ce commando, emmené par Xavier Dor, chef de file des anti-IVG, est venu " prier sur le lieu de crimes, dans les avortoirs ", et se dit " très proche de Philippe de Villiers et du Front national ".
" HUMILIATIONS "
Financée par le département, la gestion du centre est confiée à l'Association vendéenne pour l'accueil de la vie et la promotion de la famille. Sa mission : " Promouvoir une culture de vie reposant sur la conviction que la vie est sacrée et inviolable, de la conception jusqu'à la mort naturelle. " En d'autres termes, offrir une alternative à l'avortement. Mais pour les adversaires de cette structure, elle sert surtout de " vitrine légale " à M. de Villiers, dans sa croisade anti-avortement. La CFDT parle même de " courants intégristes " autour de ce foyer.
En 2000, le procureur de la République est saisi d'une plainte. Des " mauvais traitements " et " un climat quotidien oppressant (...), du harcèlement, des humiliations " sont évoqués. L'affaire sera classée, avant qu'une enquête, diligentée par la direction départementale des affaires sanitaires et sociales, ne se fasse, à son tour, l'écho de dysfonctionnements. Le directeur en place est alors discrètement écarté. Et, en juin 2002, Jean-Pierre Baudry lui succède. Il restera en poste jusqu'à sa mise en examen. Pour Véronique Besse, députée (MPF) et conseillère générale chargée de la solidarité et de la famille, " tout ceci est un fâcheux concours de circonstances ".
Philippe Ecalle
© Le Monde
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Abonnez-vous à la lettre électronique du Parti Socialiste
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27 février 2007
Ecrans de campagne
24 heures de campagne... en 5 minutes
23:20 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
AGENDA
* VENDREDI 2 MARS: Théâtre de Saumur, présentation du pacte présidentiel 100 propositions pour la France avec Edith Cresson à 20HOO.
* MARDI 6 MARS: Avrillé, 19H00, Espace Lino Ventura, présentation du pacte présidentiel 100 propositions pour la France avec Bertrand Delanoë
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Participez à la campagne, devenez e-militant
10:05 Publié dans Campagne Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les cahiers d'espérances, synthèse des débats participatifs
Les Cahiers d’espérances, résultats d’un an de travail d’écoute et de recueil participatif de la parole des citoyens. Cahiers d’espérances et non de doléances car, au-delà des constats sévères, de la colère et du sentiment d’urgence qui s’y expriment, ce sont surtout les idées nouvelles, les expérimentations réussies, qui frappent à la lecture des synthèses des débats participatifs engagés par le Parti socialiste et Désirs d’avenir depuis un an.
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Leur rédaction collaborative a été un travail considérable, qui nous a tous changé : les modérateurs/synthétiseurs, l’équipe de campagne, comme tous ceux qui ont contribué, participé, lu ces textes. Cette initiative a été nouvelle dans son ambition, mais aussi dans sa qualité. Le résultat démontre l’efficacité de la méthode participative tant pour améliorer les propositions, que pour renouer le contact avec ceux qui doutent de la politique. "Chaque voix compte". Une affirmation aussi importante dans les urnes, que dans la conception de l’action publique.
RAPPEL: Les synthèses des débats participatifs du Choletais sont à consulter ICI ou ci-dessous.
Télécharger les cahiers d'espérance:
04:50 Publié dans Débats participatifs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 février 2007
Le pacte présidentiel
Aujourd’hui, je vous propose le Pacte présidentiel : 100 propositions pour que la France retrouve une ambition partagée, la fierté, et la fraternité.
Plus de 6 000 débats ont été organisés sur tout le territoire. J’ai reçu par Internet 135 000 contributions. J’ai écouté les partenaires sociaux, j’ai rencontré les associations, j’ai mobilisé les experts. Vous avez été nombreux à vouloir participer à cette œuvre collective.
J’ai souhaité ce travail d’écoute et de confrontation des idées. J’ai voulu que les citoyens reprennent la parole pour que je puisse porter leur voix : vous ne supportez plus que l’on rédige dans l’ombre des programmes aussi vite oubliés qu’ils sont écrits. Les promesses doivent être tenues, elles doivent être crédibles.
Ce Pacte présidentiel, c’est ensemble que nous le mettrons en œuvre. "

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25 février 2007
Sinistres nouvelles dans le monde du travail, après Renault, Peugeot…
« Un employé de maintenance de l’usine PSA Peugeot-Citroën de Charleville-Mézières (Ardennes), âgé de 31 ans, s’est suicidé le 3 février en invoquant ses conditions de travail dans une lettre d’adieu, selon l’AFP. Une enquête de gendarmerie a été ouverte. Il ne s’agit pas d’une enquête pénale sur les conditions de travail, comme cela a été fait après le suicide d’un salarié du Techno-centre de Renault, à Guyancourt. » Fin de citation de cet entrefilet du Monde du 24 février 2007.
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Quelles bien sinistres nouvelles que ces suicides qui surviennent désormais régulièrement dans le monde du travail et qui nous laissent désemparés. Que penser de ces actes désespérés de salariés qui vont jusqu’à se donner la mort, y compris jusque sur leur lieu de travail comme au Techno-centre de Renault dernièrement ?
Cela pose incontestablement question, nous interpelle. Il est insupportable de voir ces hommes, parfois jeunes, qui en arrivent à ce geste irréparable, à cet effrayant aboutissement d’un désespoir dont la source probable sont les rapports de force dans l’entreprise, la pression que leur employeur fait peser sur eux. Quel triste monde du travail où l’on en arrive à de tels extrêmes, monde impitoyable où seuls les meilleurs survivent et d’où les plus fragiles sont éliminés, passés par pertes et profit. Même s'i laut bien se garder de ne pas généraliser à toutes les entreprises, il est reconnu que les conditions de travail sont partout de plus en plus difficiles. Et ce n’est pas en remettant en cause le code du travail comme le proposent la droite et le Medef que l’on va améliorer ces conditions. Ce n’est pas comme cela non plus que l’on donnera à nos jeunes l’envie d’entrer dans le monde du travail. Enfin ce n’est pas de cette façon non plus que l’on va redonner du lustre à la valeur travail comme semblent le croire certains. Travailler dur, ce n’est pas travailler dans des conditions si insupportables que l’on en arrive à la dépression ou à l’acte irréparable.
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Il est moralement urgent de dénoncer ces méthodes maintenant courantes où l’employeur pousse à bout ses salariés sous prétexte que la mondialisation nous impose des conditions de travail impossibles ou des rapports de force invivables. Car on en arrive à ces extrémités, à ce monde absurde où certains vont jusqu’au suicide, mettant tous les citoyens dans le doute sur le sens de leur vie aujourd’hui, le sens du travail et de l’effort, plongeant notre pays tout entier dans la tristesse et le désarroi d’en arriver à un monde aussi morbide. Et cela ce n’est plus supportable. Nous sommes au 21ème siècle, siècle qui devrait voir se poursuivre le progrès social engagé par nos parents et nos grands-parents, voir la qualité de vie continuer à s’améliorer et conduire à des conditions de travail qui servent l’homme et non qui l’asservissent. On en est loin pour beaucoup de salariés, voire même on s’en éloigne. Ce n’est pourtant pas dans l’intérêt de l’entreprise que de se soucier si peu de ses salariés. Comme si des salariés et des conditions de travail précaires étaient l’assurance de réussite économique. Au contraire, une entreprise ne peut réussir durablement que si chacun de ses acteurs, y compris les salariés, y trouvent intérêt. Cette manière moderne d’envisager les rapports dans l’entreprise n’est malheureusement pas partagée par tous les responsables. C’est pourtant l’intérêt bien compris de chacun.
C’est aussi l’avis de Ségolène Royal :
« La santé d’une économie dépend de la motivation de ceux qui travaillent. les entreprises compétitives, on le sait, sont celles qui respectent leurs salariés, qui les forment bien, qui les payent bien et qui mobilisent toutes les compétences »_Vœux aux Français,4 janvier 2007_
« La motivation au travail et l’efficacité économique exigent des salariés bien formés et bien payés, respectés et protégés, assurés de la dignité de leur métier et de la sécurité de leur revenu, et certainement pas l’inverse! C’est cela défendre la valeur travail. (…) Ne nous laissons pas abuser : les Français ne sont pas fâchés avec la valeur du travail mais ils sont profondément insatisfaits des conditions dans lesquelles ils travaillent. »_Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006
« Ceux qui disent que les 35 heures déprécient le travail se trompent de diagnostic. Ce n’est pas un peu de temps libre en plus qui détourne du travail, mais plutôt un malaise au travail qui conduit à s’investir ailleurs. Voyez la démotivation des cadres. Elle est liée à l’instabilité, à la pression. La politique de la droite a été profondément destructrice de la valeur travail car elle a érigé en norme la précarité pour le plus grand nombre. »_Les Echos, 19 mai 2006
« Nous devrons aussi nous attaquer à la question des conditions de travail : l’exercice du travail s’accompagne, ici en France, trop souvent de conditions dégradées, de non respect de la personne qui alimentent la défiance, la déception, la démotivation à l’égard du travail. Le travail s’est intensifié. Les exigences sur les salariés toujours plus fortes, des maladies professionnelles en hausse, le temps partiel subi qui s’étend : il importe aujourd’hui de mettre sur la table l’ensemble des questions touchant au temps de travail, à l’organisation du travail, aux conditions de travail pour aboutir à une nouvelle donne au cœur de laquelle devra se trouver la qualité de l’emploi et le travail décent, qui sont gages autant de la compétitivité que du bien-être des travailleurs »_Discours de Strasbourg, 20 décembre 2006
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24 février 2007
MENACES AUTOUR DU CODE DU TRAVAIL
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Depuis un certain temps déjà une offensive de la droite est menée contre le code du travail, relayant avec zèle les demandes du patronat. Ainsi, dans son supplément économie du 20 février, le Figaro met en avant des anecdotes censées illustrer les aberrations du code du travail. Peu convaincant. La présidente du MEDEF, le candidat de l’UMP rivalisent parallèlement dans le rôle de VRP de la précarisation.
La France compte moins de 1500 inspecteurs et contrôleurs du travail pour faire appliquer des centaines de textes à des dizaines de milliers d’entreprises. Ces chiffres montrent bien que le harcèlement dont les chefs d’entreprise prétendent être les victimes est une plaisanterie. Ce qui en revanche n’est pas une plaisanterie, ce sont les faits graves que relèvent ces inspecteurs chaque semaine. Il arrive même que ces fonctionnaires paient de leur vie leur attachement à la mission qui leur est confiée. Comme les autres codes, le code du travail constitue un des fondements de notre République.
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Au-delà, les tenants de la déréglementation du travail ont tout faux. Ils exacerbent finalement les rapports de force, les démotivations, les découragements. Sarkozy, Parisot parlent de la valeur travail mais considèrent les salariés comme des Kleenex. C’est au contraire en renforçant le collectif dans l’entreprise par la sécurisation des parcours professionnels, par la formation, par des rémunérations décentes, en associant davantage les salariés aux décisions et aux résultats que la France relèvera les défis du monde moderne.
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22 février 2007
DEFICIT ? QUEL DEFICIT ?
Dans son rapport publié en juin dernier, la commission des comptes de la sécurité sociale prévoyait que le déficit du régime général de la Sécurité Sociale serait de 10,3 milliards d’euros en 2006. Ce chiffre résulte de la prise en compte notamment du déficit de la branche maladie (6,3 milliards d’euros) et du déficit de la branche vieillesse (2,2 milliards).
Il est utile d’avoir ce chiffre de 10,3 milliards de déficit à l’esprit au moment où l’entreprise TOTAL vient d’annoncer son bénéfice pour l’année 2006 : 12,5 milliards d’euros.
Ainsi le seul bénéfice d’une entreprise, largement basé sur les fluctuations du cours du pétrole, suffirait à combler ce déficit. C’est la confirmation que le discours de la droite qui vise à culpabiliser les Français est bien un alibi pour justifier le démantèlement de notre système de protection sociale.
Ce déficit n’est pas aussi abyssal qu’on le prétend et les moyens existent d’assurer l’équilibre des comptes. C’est une affaire de volonté politique, notamment à travers une fiscalité cessant d’exclure les revenus du capital, notamment lorsqu’ils ne sont pas réinvestis. Ainsi, une large part des bénéfices de Total, comme pour la plupart des grands groupes d’ailleurs, va se traduire par des rachats d’actions.
Assez d’intox ! Une augmentation des prélèvements sur les bénéfices des sociétés du CAC 40 ne mettra absolument pas l’économie en péril et permettra de financer les mesures sociales dont les Français ont besoin et qui figurent dans le programme de Ségolène Royal. Mesures sociales et fiscalité socialement mesurée assurent ainsi un ordre juste.
Il ne peut pas en être dit autant du programme du président de l’UMP. Laissons sur ce point la parole à Henri Sterdyniak, économiste et professeur à Paris-Dauphine : « le programme économique de Nicolas Sarkozy est un fourre-tout extravagant. Il promet et la hausse des dépenses publiques et la baisse des prélèvements obligatoires dans des proportions invraisemblables….En fait d’orthodoxie budgétaire, Sarkozy se propose de creuser le déficit public de 55 milliards d’euros, soit 3% du PIB…Ces dépenses seraient financées par le surcroît de croissance que les baisses d’imposition génèreraient. Pour cela, la croissance française devrait être de 5,5% par an pendant cinq ans. Ce programme libéralo-populiste ne tient guère la route ». (In Libération 14 février 2007, page 4).
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