« 2007-03 | Page d'accueil
| 2007-05 »
30 avril 2007
GRAND CONCERT-MEETING DEMAIN MARDI 1er MAI A CHARLETY
Grand concert-meeting "Pour nous, c'est Elle" Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety.
Ségolène Royal, candidate à l'élection présidentielle a le plaisir de vous convier à un
GRAND CONCERT-MEETING, "Pour nous, c'est Elle",
Mardi 1° mai à 15h30 AU STADE CHARLETY
Avec la participation de nombreux artistes
BENABAR, CALI, Michel DELPECH, DISIZ LA PESTE,
GRAND CORPS MALADE, Leny ESCUDERO,
Kery JAMES, MAFIA K1FRY, MIOSSEC, MOKOBE,
YANNICK NOAH, RENAUD, SAPHO, TETES RAIDES
ET L'INTERVENTION DE SEGOLENE ROYAL
Concert gratuit
Stade Charléty
99 boulevard Kellermann
75013 Paris
RER Cité universitaire
OUVERTURE DES PORTES A 15H30 AVEC ANIMATIONS
17:13 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 avril 2007
Pourquoi nous voterons Ségolène par Jean Daniel, cofondateur et directeur du Nouvel Observateur.
"Si Nicolas Sarkozy est élu (…) nous n’aurons aucune excuse. (…) J’appelle donc François Bayrou et Ségolène Royal, avant le premier tour, à s’engager dans la voie d’une alliance." Ségolène Royal a repoussé cette proposition en la déplorant. François Bayrou a fait la même chose mais en s’en félicitant. En tout cas, l’appel de Michel Rocard – relayé par Bernard Kouchner et Claude Allègre - n’a pas atteint son objectif déclaré. Ce sont donc les deux candidats, autant l’un que l’autre, auxquels il s’est adressé qui, selon son expression, n’auront pas d’"excuse" devant l’Histoire.
Incident de parcours ? Non. Les répercussions de cette affaire n’ont pas disparu pour autant. Elles se sont aggravées dans la mesure où la mise sur le même plan de Ségolène Royal et de François Bayrou risque de démotiver un certain nombre d’électeurs de gauche qui se laissent au surplus persuader qu’au second tour, seul François Bayrou pourrait vaincre Sarkozy. Ainsi la conjonction de l’appel et des refus auront achevé de brouiller les cartes. Au point de ne pas exclure qu’un Le Pen – oui, Le Pen - puisse en profiter.
Que l’initiative de cette affaire vienne de Michel Rocard évoque chez nous plus de souvenirs que de surprise. Nous l’avons souvent aidé à lancer un pavé dans la mare, notamment en 1978, après la défaite de la gauche aux élections législatives. Il avait alors fait à la télévision une déclaration incendiaire et nous en avions tout simplement fait notre Une, ce que François Mitterrand devait mettre longtemps à nous pardonner. Autrement dit, nous avions déjà pour cet homme, Michel Rocard, dont le discours parfois trop intellectuel nous en imposait, un respect complice et nous admirions qu’il n’exclue pas le scandale pour défendre ses vérités.
Reste qu’aujourd’hui, quelques jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, il nous faut répondre à deux questions. Si Rocard se doutait de la réaction des deux destinataires de son appel, pourquoi l’a-t-il lancé ? C’est un fait qu’il n’a jamais cessé de se rebeller contre sa famille et d’en être la victime. Il se trouve que lorsqu’il a hurlé ses certitudes, ce fut chaque fois après avoir été marginalisé par ses camarades socialistes. Or on ne peut pas dire aujourd’hui que Ségolène Royal ait accordé au plus brillant pourvoyeur d’idées de la gauche la considération à laquelle il peut prétendre. On ne peut pas dire non plus que le Parti socialiste se soit, dans un passé récent, soucié de le promouvoir. On l’a même récemment écarté de la candidature à la présidence du Parlement européen, faute aussi absurde et inexcusable que de n’avoir pas confié à Jacques Delors, en 2001, la présidence de la Commission constituante européenne, finalement attribuée à Valéry Giscard d’Estaing. En tout cas, aucun patriotisme de parti n’a conduit Rocard à imiter ceux qui, après avoir considéré les succès de la candidate comme une disgrâce, ont observé la dure discipline du ralliement. Lionel Jospin ne manque pas d’autorité lorsqu’il procède à ce rappel à l’ordre.
La seconde question, plus importante, consiste à savoir si, formulées de cette manière, les idées qui nous sont communes peuvent ou non avancer. Quelles idées ? En un mot, il s’agit d’arriver à réaliser en France une vraie social-démocratie dont chaque homme de gauche pourrait être fier. Rappelons quelques jalons de cette histoire. Au moment où François Mitterrand marchandait encore son estime pour les socialistes scandinaves sous le prétexte incroyable qu’ils demeuraient en grande partie dans la dépendance"du capitalisme et des puissances de l’argent", nous avons essayé, avec des hommes comme Mendès France, comme Jacques Delors, comme Michel Rocard, comme Edmond Maire et quelques autres de montrer que la social-démocratie était désormais la seule forme de socialisme adaptée au monde moderne et que toutes les nations européennes, sauf la France, en avaient tenu compte.
Il y a un nom de ville qui est souvent répété lorsque l’on rappelle ces débats, c’est celui de Bad-Godesberg, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. C’est là que les socialistes allemands, en 1959, ont proclamé leur rupture avec toute espèce de collectivisme et leur ralliement à une forme contrôlée de l’économie de marché. Bad-Godesberg n’a cependant cessé de sonner aux oreilles des socialistes français comme l’exemple d’une trahison ou comme le rappel d’une lâcheté. Ce que nous avons ici le plus reproché à François Mitterrand – et j’en ai fait tout un chapitre d’un livre paru de son vivant et auquel, d’ailleurs, il a répondu – c’est de n’avoir pas eu le courage de théoriser ni de faire le choix stratégique d’assumer les heureuses réformes – le retour de la"rigueur" - auxquelles l’avaient conduit en 1983 le plus élémentaire réalisme européen et financier. Sur ce plan, je me souviens que Pierre Mauroy, que l’on aurait pu croire plus traditionaliste, nous avait donné raison.
Imposée par l’hégémonie stalinienne, la peur de paraître s’éloigner d’une"stratégie de rupture avec le capitalisme" a obsédé un nombre insoupçonné de responsables socialistes. La vérité est qu’il y a une tradition anti-social-démocrate dans le Parti socialiste français. Et quand les percées réformistes ont lieu, elles sont opérées dans une sorte de clandestinité. Les blocages sont loin d’avoir disparu et il était important qu’ils fussent dénoncés comme nous y invite une nouvelle génération d’économistes réformateurs. Il est évident d’autre part que, privée d’une majorité parlementaire, la social-démocratie peut très bien gouverner avec la droite républicaine – c’est ce qu’elle fait partout en province.
Il n’y a donc pour nous de désaccord avec Rocard que sur la date qu’il a choisie pour lancer son cri. Il y a trois mois, ce discours n’aurait manqué ni de prestige ni d’ascendant. Aujourd’hui, nous sommes à la veille du premier tour de l’élection présidentielle et la résignation à une élimination de Ségolène au premier tour, même si l’on pense que cela peut faire battre Sarkozy au second, est symboliquement très grave pour la gauche. Ce serait la défaite sinon l’éclatement d’un grand parti.
La réaction simple n’est-elle pas de tout faire pour que pas une voix ne manque à Ségolène Royal ? Ce n’était apparemment pas l’avis de Michel Rocard qui pensait qu’une entente entre Ségolène Royal et François Bayrou leur donnerait à tous les deux plus de chances. François Bayrou vient de montrer qu’il était loin, quant à lui, de partager cet avis. Quant à certaines réactions de la gauche, elles étaient prévisibles. Elles ressuscitent le rassemblement des socialistes qui ont voté non au Traité européen et elle provoquent l’unité de la gauche de la gauche, dont les voix additionnées peuvent frôler les 12%.
Il s’agit alors de bien plus que d’un choix de personne. Ou bien on mobilise l’opinion en faveur de Ségolène avec l’idée qu’elle a donné déjà un certain nombre de gages qui l’éloignent de la tradition anti-social-démocrate, qu’elle est plus prête que d’autres, plus libre pour prendre des initiatives comme celle, par exemple, de demander à Jacques Delors de jouer le rôle qu’elle ne peut plus confier à Michel Rocard. Ou bien, parce qu’on le pense plus en situation de gagner face à Sarkozy, on choisit de promouvoir François Bayrou qui a pourtant été très longtemps le compagnon de ce Sarkozy qu’il combat aujourd’hui.
Pour ma part, c’est en somme parce que je suis resté rocardien que je souhaite la clarté d’une victoire de Ségolène Royal. Elle suscite encore des réticences, en partie explicables par la rémanence d’un machisme à la française. Mais son parcours au milieu des embûches et des obstacles, sa résistance aux attaques et aux pièges, le progrès notable de ses interventions sur les plans européen et économique, la présence à ses côtés de certaines fortes personnalités, comme Dominique Strauss-Kahn, et des parrainages qui feront surprise, comme celui de Jacques Delors, tout nous fait espérer que cette candidate sera une grande dame et une vraie présidente. Et n’insistons pas, surtout, sur ce qu’on lui reproche. Puisque j’ai déjà fait allusion à l’histoire de ce journal, nous nous souvenons trop bien de ce que nous avions écrit contre François Mitterrand avant qu’en bien ou en mal le sort ne lui réserve, dans l’Histoire, la majesté d’une stature de premier plan.
07:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 avril 2007
J M Ayrault sur la démocratie rénovée
23:58 Publié dans Campagne Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le pacte présidentiel en vidéo: l'excellence environnementale
Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Décider l'excellence environnementale
19:24 Publié dans Le Pacte Présidentiel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le risque du pouvoir total, par Patrick Weil
Depuis le début de la campagne présidentielle, le refus d’une concentration excessive du pouvoir s’est exprimé, d’abord avec la désignation de Ségolène Royal comme candidate des socialistes, puis avec l’émergence de François Bayrou. Pour la première fois depuis vingt ans, le rejet de cette concentration s’incarne en deux candidats à même de l’emporter et d’inverser une évolution de la Vème république qui semblait inéluctable.
Depuis 1962 en effet, c’est autour du Président de la république que s’organise le gouvernement du pays. Tel était dans l’esprit de de Gaulle et de ses successeurs le sens de l’élection directe du Président par le peuple. Pourtant, une certaine incertitude est toujours demeurée sur la répartition des pouvoirs, puisque l’Assemblée nationale aussi est élue au suffrage universel et que le gouvernement est responsable devant elle. Des machines à gagner les élections présidentielles et législatives se sont donc progressivement construites, à gauche et à droite. D’abord des alliances, puis des grands partis (PS et UMP) capables d’assurer dans leur camp une domination de la représentation des citoyens à toutes les élections nationales.
Mais - jusqu’en 2002- le décalage dans la durée des mandats du président (7 ans) et des députés (5ans) rendait plus aisé d’autres configurations. L’élection législative intermédiaire était devenue comme aux Etats-Unis le moment du contrôle politique que subissait un président élu. A partir de 1986, les Français ont donc vécu trois périodes de cohabitation. La dernière en date, le quinquennat de Lionel Jospin (1997-2002), a permis de mesurer combien la Vème République pouvait aussi être parlementaire et fonctionner autour du chef de gouvernement dans un travail d’équipe.
Pourtant, la réforme du quinquennat - c’est à dire l’alignement de la durée du mandat présidentiel sur celle des députés - a eu pour objectif principal de diminuer le risque, insupportable pour les responsables des partis, de la cohabitation. Certes, dans cette nouvelle configuration, selon que le chef de l’Etat dispose ou non d’une majorité au Sénat, d’un « soutien » du Conseil Constitutionnel et contrôle directement un parti majoritaire, l’étendue de ses pouvoirs varie. Mais le cumul de pouvoirs et l’irresponsabilité politique du chef de l’exécutif sont sans équivalent dans une autre démocratie.
Dans les grandes démocraties parlementaires européennes, les chefs du gouvernement sont élus dans une circonscription et doivent rendre des comptes à leurs pairs tout au long de leur mandat. Le pouvoir en est du coup plus collégial et plus responsable : Helmut Schmidt, Margaret Thatcher et Tony Blair tous trois remplacés en cours de mandat en ont fait la démocratique expérience.
Aux Etats-Unis, où on élit comme la France un président de la république inamovible, le Parlement ne peut être dissous et dispose de pouvoirs importants, notamment de faire le budget et de fixer son ordre du jour. Surtout, en milieu de mandat, des élections législatives viennent vérifier l’accord entre citoyens et président, diminuant souvent ses pouvoirs en cas de défaite.
De Gaulle, marqué par l’impuissance présidentielle au cours des deux dernières guerres mondiales, s’est efforcé de dessiner des institutions où l’homme d’Etat véritable, puisse sans obstacle donner toute sa mesure : " le succès n'est possible que si le talent trouve son instrument et rien n'est pire qu'un système tel que la qualité s'y consume dans l'impuissance ». Mais les démocraties sont fragiles, le pouvoir corrompt et comme le suggère Spinoza les institutions doivent aussi être construites pour survivre à l’élection éventuelle de déséquilibrés, d’apprentis dictateurs ou tout simplement d’incapables.
Depuis vingt ans, les électeurs ont donné des signes de plus en plus forts qu’ils étaient à la recherche désespérée de contre-pouvoirs.
Après avoir tenté la cohabitation, bien plus populaire chez les citoyens que chez les responsables de partis, ils ont, à l’élection présidentielle de 2002, sanctionné les candidats des deux grands partis qui n’ont obtenu ensemble que 35% des voix au premier tour. Depuis 2002, ils ont défait le chef de l’Etat aux élections régionales, aux européennes, au référendum sur la Constitution européenne ; autant de signaux négatifs lancés sans conséquences, comme s’ils n’avaient cessé d’appuyer sur des pédales ne commandant plus aucun changement de direction.
Ce besoin de rendre les institutions moins centralisées, plus équilibrées, Ségolène Royal l’a mieux perçu que ses deux concurrents à l’investiture du Parti socialiste. Indépendante, sans réseau préconstitué, affichant son absence d’omniscience comme un refus d’omnipotence, elle a fait de la remontée des idées et propositions des citoyens « dominés » dans leur vie professionnelle comme dans leur rapport aux pouvoirs publics sa priorité. Elle a rompu ainsi avec une approche de la Vème République que le Parti socialiste avait choisi de renforcer avec le quinquennat : le présidentialisme. Ségolène Royal présidente, ce ne serait pas un pouvoir monarchique à la François Mitterrand qui se mettrait en place, mais plutôt un pouvoir partagé, illustré par la suppression annoncée de l’article 49-3 de la Constitution, l’interdiction du cumul et du renouvellement indéfini des mandats et la démocratie participative, trois mesures importantes pour la rénovation durable de notre démocratie.
François Bayrou élu, ce serait un président avec une majorité incertaine au parlement qui occuperait l’Elysée. Mais cela ne serait pas le retour à la IVème république où le président ne disposait d’aucun pouvoir. Fort du mandat populaire et de ses pouvoirs constitutionnels, M. Bayrou pourrait diriger la diplomatie et la défense du pays et constituer un gouvernement, non pas dans une posture de cohabitation, mais de pouvoir négocié avec une partie de la gauche ou/et de l’U. M. P. selon la configuration du second tour de l’élection présidentielle et la composition de l’Assemblée nationale. De nouveaux rapports entre président, gouvernement et parlement s’instaureraient dont l’équilibre resterait à construire.
Si en revanche Nicolas Sarkozy était élu, la France serait face à une concentration du pouvoir inégalée depuis la fondation de la république : le nouveau président disposerait d’une majorité à l’Assemblée nationale (d’autant plus docile qu’élue en juin dans la foulée du président et renouvelable avec lui son destin lui serait entièrement liée), d’une majorité au Sénat et d’un parti unique de cette majorité dont M. Sarkozy a d’ores et déjà annoncé qu’il en conserverait le contrôle. De Gaulle et Mitterrand devaient compter avec un sénat hostile, Giscard d’Estaing avec une majorité divisée et Chirac en 2002 avec une majorité à la recherche d’un nouveau chef.
Certes l’exercice du pouvoir est aussi une affaire de caractère et de personnalité. Mais peut-on dire de M. Sarkozy qu’il a donné toutes les garanties à cet égard ? Ministre de l’Intérieur peu respectueux des limites de ses fonctions, souvent enclin à considérer les contraintes de l’Etat de droit comme autant d’obstacles à son action, M. Sarkozy a sans cesse tendance à créer des problèmes dans les domaines où il est censé les avoir résolu (la politique d’immigration) et à provoquer des conflits là où ils n’existent pas (par exemple la laïcité), quand c’est le rôle d’un homme d’Etat et a fortiori du chef de l’Etat de les apaiser. Son élection serait donc dangereuse par le pouvoir démesuré dont il disposerait, sans contrôle.
19:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
D'éminents généticiens reviennent sur les propos de Nicolas Sarkozy et apportent leur soutien à Ségolène Royal.
Les propos de Nicolas Sarkozy [« J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile… » ou « Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense." ] ont appelé des commentaires de généticiens, comme Axel Kahn, sur les ondes de quelques radios ou dans les pages de quelques journaux, et, en attendant la réaction des sociétés savantes (il y en a huit, dont la Société Française de Génétique et la Société Française de Génétique Humaine) sur un sujet qui devraient les rappeler à de douloureux souvenirs, il semble utile aux signataires de ce texte de s’adresser à l’opinion.
Il faut rappeler que cette question de l’hérédité, comme déterminant possible de faits sociaux, est une vieille histoire dans laquelle la génétique balbutiante des années 20-30 s’est fâcheusement compromise. Mais le développement de cette discipline a permis, avec le temps, de prendre conscience et de mesurer l’ampleur des simplifications abusives et des aberrations auxquelles certains de ses disciples s’étaient laissés aller durant cette période.
1. Un peu d’Histoire :
- Depuis 1869 et la publication par Francis Galton de l’ouvrage sur « l’hérédité du talent », tout un courant faisant indûment appel au Darwinisme, sous la forme dite du « Darwinisme social », prétend que les maux dont souffre la société, le paupérisme, l’alcoolisme, les déviances sexuelles, les pathologies psychiatriques, seraient d’origine naturelle, donc de naissance car déterminées par l’hérédité qui a pris ensuite le nom de génétique (le développement de la génétique moderne ne datant que des années 1910-1920).
- A partir de ce point de vue, Galton en 1883 et bien d’autres (Weismann et Haeckel en Allemagne, Gobineau, l’un des initiateurs du concept de race aryenne, et Vacher de Lapouge en France), ont développé un Eugénisme qui consistait à dire que, si toutes ces tares étaient d’origine génétique, il convenait d’en tarir la source : les américains, les suédois et les allemands entreprirent des stérilisations forcées, parfois massives ; les nazis allèrent plus loin en 1934 avec l’éradication par euthanasie. Les anglais, au nom de l’Habeas Corpus, ne firent rien.
- En France, ce type d’opinion a toujours été minoritaire et le fait de cercles d’extrême droite : notre prix Nobel de médecine, Charles Richet, soutenu par un autre prix Nobel, Alexis Carrel, proposa en 1919 « la suppression des anormaux » et leur collègue, le Dr Binet-Sanglé leur en suggéra le moyen par « l’utilisation du gaz ». Mais sous Vichy, les seules mesures prises seront de type nataliste et non eugénique.
Toujours est-il qu’il convient, devoir de mémoire et conscience citoyenne obligent, de connaître son Histoire.
2. Un peu de génétique :
Les généticiens passent leur temps à démontrer au laboratoire, et à enseigner à leurs étudiants, que si « rien de biologique n’existe sans les gènes », il est absurde d’imaginer que « tout est dans les gènes », cela vaut pour l’intelligence, le génie ou la sexualité et ses déviances.
De la même manière, il est absurde de considérer que tout le Requiem de Mozart est dans sa partition, puisque ce qu’on entend dépend aussi des interprètes, de leurs instruments et du chef d’orchestre.
Les gènes (la partition) ne suffisent donc pas à déterminer un caractère complexe comme un comportement, cognitif ou sexuel, car le vécu (l’orchestre et les instruments), en l’occurrence, l’éducation, l’apprentissage ou le manque d’apprentissage, viennent superposer leurs effets, de la même façon que les couches répétées de neige viennent enrober les reliefs rocheux au point de pouvoir en « effacer » les formes.
On sait qu’il existe des facteurs génétiques de risque pour le diabète ou l’obésité, mais même ici, le généticien ne dira pas que c’est de naissance, puisque la maladie suppose, pour se développer, l’adjonction de nombreux facteurs de risque du milieu.
Si des facteurs de risque peuvent éventuellement exister, encore qu’on n’en a pas le moindre début de preuve, pour le suicide ou la pédophilie, il serait de toute façon absurde de dire que « c’est de naissance ». Dire cela revient à simplifier outrageusement le problème en réduisant sa causalité à un déterminisme génétique supposé et non démontré, alors qu’il existe un déterminisme social ou sociétal évident, massif et accessible à la connaissance : on ne peut disculper la société de sa responsabilité dans le suicide ou la pédophilie en faisant appel à d’hypothétiques facteurs génétiques de risque. Pour prendre un exemple tragiquement récent, la société américaine ne saurait éviter d’analyser ses propres responsabilités dans la tuerie du campus de Virginia Tech au motif que le tueur était dépressif et violent et qu’il pourrait peut être y avoir des facteurs génétiques de risque.
Est-il besoin aussi de rappeler qu’il est possible d’agir sur les facteurs du milieu par l’action sociale ou éducative alors qu’il serait difficile d’agir sur des facteurs génétiques, à moins de retomber dans les errements du passé rappelé ci-dessus ?
3. Que penser de ces propos ?
Soit il s’agit de propos délibérés, soit il s’agit de propos maladroits.
La première hypothèse serait grave car elle signifierait qu’ils sont destinés à un frange très extrême de l’électorat et, au demeurant, « maladroits car bien à droite » et pouvant indisposer une fraction beaucoup plus majoritaire de cet électorat (il suffit de considérer la réaction immédiate de l’église catholique, traditionnellement opposée à toute forme d’eugénisme).
La seconde, la maladresse, est plus vraisemblable, mais n’en est pas moins inquiétante si on considère que cette réaction spontanée traduirait alors le fond de la pensée de Nicolas Sarkozy sur le déterminisme de certains des maux tragiques de notre société.
Ceci semble bien confirmé par les propos additifs des jours suivants ; ce type de pensée à l’Elysée constituerait là aussi une rupture avec la tradition française.
19:07 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Rencontre Royal/Bayrou sur BFMTV: vidéos
Première partie de la rencontre entre Ségolène Royal et François Bayrou:
BFM Tv : dialogue Ségolène Royal / François Bayrou - Part 1/2
Deuxième partie de la rencontre entre Ségolène Royal et François Bayrou:
BFM Tv : dialogue Ségolène Royal / François Bayrou - Part 2/2
19:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les entreprises et le pacte présidentiel
L’association des amis de Ségolène Royal a organisé, le 26 avril, une rencontre à Paris autour des entreprises et du pacte présidentiel. De nombreux entrepreneurs, notamment dans le secteur des nouvelles technologies, comme par exemple Daniel Kaplan, Rodrigo Sepulveda ou Jean-Bernard Magescas, mais aussi Agnès B. et Bruno Laforestrie, des personnalités politiques comme Bernard Kouchner et Michel Rocard étaient présents lors de cette rencontre et livrent leurs réactions.
18:48 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 avril 2007
Ecrans de campagne
22:30 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Différentes personnalités appellent sur leur blog à voter Ségolène Royal
Le net s’impose comme un nouveau relais d’appels à voter Ségolène Royal. Ainsi différentes personnalités expriment sur leur blog leur choix pour le second tour de l’élection présidentielle.
C’est le cas notamment, de la commissaire européenne (communication), et vice-présidente de la Commission, Margot Wallström. C’est d’ailleurs un fait exceptionnel qu’un commissaire en exercice soutienne un candidat à une élection politique nationale. Dans un billet de son blog elle écrit : “jusqu’à présent, en France, jamais une femme n’était parvenue au deuxième tour de l’élection présidentielle! C’est historique, et je voulais, en tant que femme engagée dans la politique, rendre hommage à Ségolène Royal et lui souhaiter “Bon vent” pour la suite.”
Dominique Voynet quant à elle publie sur son blog son tract du second tour intitulé « le 6 mai, votons pour Ségolène Royal ».
Quitterie Delmas , jeune blogueuse influente de la République des blogs et emblématique de l’UDF, explique les raisons de son choix personnel de deuxième tour et déclare : “Si je vote à titre personnel aujourd’hui Ségolène Royal, c’est que dans sa liberté par rapport au PS, elle démontre aujourd’hui qu’une refondation des appareils politiques est possible. De plus, je souhaite une réforme des institutions imminente, comme François Bayrou : séparation des pouvoirs, non cumul des mandats, proportionnelle, fin de la collusion politico médiatique.”
21:55 Publié dans Campagne Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note



