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31 octobre 2007
La gauche au travail
Communiqué commun à l'ensemble des forces de la gauche choletaise:
Elections municipales 2008 : la gauche au travail
"Diverses composantes de la gauche choletaise (Gauche alternative, LCR, LO, PCF, PS, association VivreCholet) se sont déjà réunies à plusieurs reprises afin de discuter et débattre d’un projet commun à présenter à la population choletaise en vue des élections municipales de mars 2008.
Ces rencontres fructueuses permettent d’ores et déjà d’envisager aboutir à des propositions concrètes pour l'élaboration d'un programme municipal de gauche dans l'intérêt des Choletaises et des Choletais."
À suivre donc.
23:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
30 octobre 2007
ESOPP ET SI ON PARLAIT POLITIQUE ? N°7
ESOPP ET SI ON PARLAIT POLITIQUE ?
N° 7 – 27 octobre 2007
En attendant de voir la concrétisation dans les faits des conclusions du Grenelle de l’environnement…une semaine encore bien noire…
Deuxième carton jaune en quinze jours pour la commission Attali qui s’attaque maintenant au droit du travail et suggère que les licenciements motivés par une recherche de maximisation du profit puissent être autorisés. Même en rêve, Laurence Parisot n’y pensait pas.
Carton jaune aux députés de la majorité et au gouvernement qui n’avaient pas manqué de faire des déclarations outragées sur la honte que représentait le non assujettissement des stock-options aux cotisations sociales. Selon la Cour des Comptes, stock-options et autres avantages représentent un manque pour le financement de la Sécurité Sociale entre 6 et 8,3 milliards d’euros. Les taux votés ces jours-ci devraient finalement rapporter 400 millions d’euros…
Nouveau carton jaune à la politique d’immigration du gouvernement. Reportages édifiants dans la presse cette semaine sur le centre de rétention de Rennes destiné à « accueillir » des familles et donc des enfants. Ces enfants ne bénéficient d’aucune scolarisation. Ils peuvent jouer dans une petite aire grillagée. Grillages, clôtures, barrières. Un environnement propice au développement…
Carton jaune à Rachida Dati. Plutôt que de fermer à tour de bras des tribunaux, elle serait bien inspirée de s’attaquer sérieusement à la condition des détenus. A cet égard le témoignage du directeur de la prison de St Denis de la Réunion paru récemment dans le Canard Enchaîné est édifiant : taux d’occupation de 290% (88 places théoriques, 171 lits…259 détenus). On n’ose imaginer les prochains effets de la dernière loi sur la récidive sur cet établissement…
Carton jaune à l’équipe de rugby d’Afrique du Sud. Les Springbocks, qui ne comptent dans leurs rangs aucun joueur noir, entreprennent actuellement un tour du pays suite à leur victoire en coupe du monde. Cette tournée évitera ostensiblement les townships. L’apartheid peut parfois prendre des formes plus insidieuses…
Enfin, carton rouge, brandi cette fois par des élus de Valor3E (syndicat mixte qui gère le traitement des déchets ménagers) à Gilles Bourdouleix pour vouloir s'immiscer dans leurs affaires et surtout les abandonner dans leur choix de l'incinération:" Il est inadmissible qu'un maire comme Gilles Bourdouleix, président de la Cac, la communauté d'agglomération, dise non à l'incinérateur. Ce n'est pas à lui de décider. Mais à Valor3E." Il faut dire qu'entre la solidarité avec les élus délégués à Valor3E et le danger venu de l'imposante contestation au projet d'incinérateur à Trémentines, le Député-Maire n'hésite pas une seconde, quitte à revenir sur un projet qu'à l'origine il soutenait avec les autres élus. Mais sur ce dernier point, on ne l'en blâmera pas. Nous aussi nous disons non à l'incinérateur, la différence c'est qu'on n'a pas changé d'avis et qu'on y a réfléchi avant...
"Et si on parlait politique", c'est le rendez-vous hebdomadaire de l’actualité, au cours duquel sont distribués les cartons jaunes, voire rouges, que méritent certaines décisions prises aux plans international, national ou local. (RAPPEL : ESOPP, Et Si On Parlait Politique, c’est tous les samedis matins au local du PS, 196 rue Nationale, de 10h30 à 11h30).
10:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 octobre 2007
ET SI ON PARLAIT POLITIQUE ? N°6
ESOPP ET SI ON PARLAIT POLITIQUE ?
N° 6 – 20 octobre 2007
La semaine des manipulations…
Carton jaune sur la mise en œuvre de la réforme des régimes spéciaux de retraite, réforme sélective (ne concerne pas les agriculteurs, les militaires, les parlementaires…), réforme marginale en termes d’enjeux financiers, réforme sur laquelle le gouvernement prend appui pour faire diversion, diviser les Français et leur faire oublier l’essentiel, une politique injuste et inefficace.
Deuxième carton jaune à M. Gautier-Sauvagnac, patron au sein du MEDEF, de la puissante Union des Industries et Métiers de la Métallurgie qui lui aussi joue les manipulateurs. Pour tenter de faire oublier ses turpitudes, il laisse entendre que les retraits d’argent qu’on lui reproche seraient partis dans les poches des syndicats, voire des syndicalistes…
Carton jaune à Jean-Claude Breuil, ancien PDG de Smoby. Alors que la disparition de l’entreprise Smoby (jouets) est largement présentée comme une conséquence de la mondialisation et en particulier de la concurrence chinoise face aux salariés français, ces horribles nantis qui gagnent le SMIC, on apprend que ce monsieur fait l’objet d’une information judiciaire, car il est soupçonné d’avoir mis en place un vaste système de détournements de fonds via des sociétés écran à l’étranger.
Carton jaune aux premières conclusions de la commission Attali sur le volet commerce et distribution qui vise en fait à instaurer une véritable loi de la jungle dans le secteur de l’artisanat et du commerce et à porter le dernier coup fatal aux boutiques des centres ville (abrogation des lois Galland, Royer et Raffarin sur les prix, la protection des petits commerces, levée de l’interdiction de vente à perte…) Combien de librairies resterait-il aujourd’hui sans la loi Lang ?
Carton jaune au ministères des finances et du budget, qui refusent la mise en place d’une imposition minimale des personnes aux revenus les plus élevés et qui échappent à l’impôt en « collectionnant » les niches fiscales et en bénéficiant à plein des dernières mesures votées par l’ UMP (loi TEPA)
12:27 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
21 octobre 2007
Presse «évitée», démocratie niée
Gilles Bourdouleix a beau s’être plusieurs fois déclaré assez peu sarkozyste (bien qu’il soit revenu à de meilleurs sentiments depuis le 6 mai dernier), il n’empêche qu’il partage avec l’actuel locataire de l’Elysée, un point commun assez détestable : la propension à considérer qu’une bonne presse est une presse aux ordres et dans la ligne du pouvoir !
Le rêve de journalistes transformés en chargés de communication
La récente actualité locale vient de nous en fournir une nouvelle preuve avec le black-out infligé par le Député-Maire et sa majorité municipale à la presse locale, à savoir Ouest-France et le Courrier de l’Ouest (et pas Canal Cholet… ?). Leur faute ? Avoir «déplu», dans leurs articles, au Député-Maire de Cholet qui, lui, considère que le travail de la presse est de se contenter de relayer, sans discussion ni commentaire, l’information pré-mâchée, distillée par ses soins et ses services sans manquer, à l’occasion, de rendre hommage à son immense génie. Pour peu que les journaux sortent de ce cadre strict, le Député-Maire se fâche, fulmine, menace et n’hésite pas à agir… en justice ! On ne compte plus, en effet, les déclarations martiales et déplacées, les courriers incendiaires et les éditos furibards que le Député-Maire de Cholet a commis, depuis 1995, pour traîner plus bas que terre une profession qu’au final il méprise profondément tant il n’a toujours pas compris qu’elle n’avait pas pour but de lui servir de cire-pompe mais d’être un témoin et un commentateur des faits. Sinon, autant transformer tous les journalistes en chargés de communication ! Un rêve que Gilles Bourdouleix n’est malheureusement plus seul à caresser puisqu’il est partagé désormais jusqu’au plus haut sommet de l’Etat !
Des journaux et des journalistes qui se révoltent
Tant au plan national qu’au plan local, la profession journalistique ne semble vraiment plus décidée à subir cette pression inadmissible et se révolte désormais publiquement. Nous avons, ici-même, mis récemment en ligne une pétition nationale lancée par plusieurs syndicats de journalistes pour l’indépendance de la presse, de plus en plus menacée depuis l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, et le droit à une information honnête, indépendante et plurielle.
Au plan local, un vent de révolte se fait de plus en plus sentir dans nos quotidiens régionaux. C’est d’abord le Courrier de l’Ouest qui, lors de son compte rendu du Conseil Municipal du 10 septembre dernier, dénonce, dans un encadré spécifique, le mensonge patent du Député-Maire à propos de sa soi-disant non connaissance de la décision de justice condamnant la Ville à publier, sous astreinte de 1.000 € par numéro, un droit de réponse de la rédaction du quotidien départemental dans Cholet Magazine. C’est ensuite Ouest-France qui, dans son édition des 13 et 14 octobre derniers, n’hésite pas à informer ses lecteurs de l’attitude pour le moins inédite et condamnable du Député-Maire qui, en guise de «punition» d’une presse qui ne va pas dans le bon sens, n’a plus le droit à aucun contact avec la Ville et refuse que la moindre invitation ou le moindre communiqué de presse lui soit désormais adressée… Soit un véritable black-out sur l’information municipale. Une attitude qu’il faut bien, au risque de se répéter, malheureusement qualifier de scandaleuse tant on ne peut absolument pas cautionner ce genre de dérive.
Un réel danger pour la démocratie
La presse ne peut en aucun cas se transformer en supplétif d’un pouvoir en place, quel qu’il soit, sans que cela constitue un danger réel pour la démocratie et les fondements de nos institutions républicaines. Comme le rappelle, à juste titre, Ouest-France, la presse «a toujours permis de développer le lien social et d’animer le débat local». Bien sûr, comme n’importe quelle institution (elle en est une), elle peut, elle aussi, faire l’objet de critiques (il nous est arrivé, ici, d’en exprimer quelques unes) mais il ne saurait être question de nier son existence, de remettre en cause sa profonde utilité et sa légitimité ou plus simplement de l’empêcher de faire son travail sereinement.
La presse et la justice ne sont certainement pas les mamelles du totalitarisme, pour reprendre la lamentable sentence assénée récemment par Gilles Bourdouleix. Vouloir les contrôler ou, à défaut, les faire taire, est bien, en revanche, la caractéristique de toute dérive totalitaire ou, au moins dictatoriale !
21:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 octobre 2007
ET SI ON PARLAIT POLITIQUE ? N°5
ESOPP ET SI ON PARLAIT POLITIQUE ?
N° 5 – 12 octobre 2007
Une semaine largement marquée par les scandales…
Carton jaune à Evelyne Chiche-Gauvin qui appelée à siéger au conseil municipal de Cholet au titre de la liste d’opposition en remplacement de Annie Dabin démissionnaire, siège effectivement…au nom de la majorité ! Les électeurs apprécieront !
Carton jaune à TF1 qui veut empêcher la retransmission sur écran géant du match France – Angleterre dans certaines villes de France. Le sport doit être une grande fête populaire à la condition d’alimenter le tiroir-caisse !
Carton jaune à M. Gautier-Sauvagnac, patron au sein du MEDEF, de la puissante Union des Industries et Métiers de la Métallurgie qui selon la cellule Tracfin du ministère des finances aurait effectué des retraits à hauteur de 10 millions d’euros à des fins non déterminées entre 2002 et 2007. Il est ainsi confirmé que le MEDEF est assez mal placé pour donner des leçons de gestion et de morale aux salariés.
Carton jaune au président de la République et aux membres du gouvernement qui n’ont pas cru bon d’honorer de leur présence l’ouverture de la Cité Nationale de l’Immigration. Ils ont préféré promouvoir, avec les députés UMP, la pratique des tests ADN dans le cadre des procédures de regroupement familial.
Les mêmes ont droit à un second carton jaune pour la disposition votée par le Sénat qui interdirait l’hébergement d’urgence aux sans-papiers. Nous attendons l’amendement qui interdirait aux SAMU de prendre en charge ces mêmes sans-papiers.
Carton rouge aux responsables d’EADS, aux dirigeants du groupe Lagardère et Daimler impliqués dans une formidable affaire de délit d’initiés. Pendant ce temps, les salariés attendent de savoir à quelle sauce ils vont être mangés dans le cadre du plan POWER 8. Dans le même temps, comme cela a déjà été souligné dans ces colonnes, le président de la République et le gouvernement réfléchissent à la dépénalisation des délits économiques. Par délit économique on n’entend pas le fait de dérober un paquet de bonbons dans un supermarché. Dans ce cas, et si vous avez réitéré ce larcin, vous tomberez sous le coup de la loi contre la récidive, et la justice sera sans pitié.
07:58 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 octobre 2007
Il n'y a pas de démocratie sans liberté de la presse
Aujourd’hui, les syndicats de journalistes se sont réunis, pour la première fois depuis 15 ans et lancent une bataille pour que la liberté de la presse et le droit des citoyens à une information honnête, indépendante et plurielle redeviennent ce qu’ils n’auraient jamais dû cesser d’être. Mais ils ne gagneront pas seuls ce difficile combat. C’est pourquoi ils appellent l’ensemble de la profession et tous les citoyens à les rejoindre pour participer à la bataille pour l’indépendance de la presse.
La mission d'information est aujourd’hui menacée dans son existence même. Elle l’est dès lors que, par le jeu des rachats-fusions, les entreprises de presse passent sous le contrôle d’actionnaires, de groupes industriels ou financiers, qui vivent des marchés publics ou dont les intérêts économiques et politiques peuvent entrer en contradiction avec le souci d’informer librement et honnêtement.
Le PS soutient les syndicats de journalistes dans leur bataille pour la liberté de la presse et le droit des citoyens à une information honnête, indépendante et plurielle.
Avec eux nous demandons demande qu’une texte reprenant leurs revendications et consacrant l’indépendance des rédactions soit soumise aux votes du Parlement
Propositions pour une presse plus libre,
signez la pétition en ligne
21:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11 octobre 2007
Le «socialisme du réel», base de la rénovation
Nous y voilà ! Ce que le parti Socialiste n’a pas voulu ou su réaliser il y a 5 ans, au lendemain d’un 21 avril 2002 qui aurait dû le conduire à entamer un travail de fond particulièrement poussé, il se voit contraint de le faire aujourd’hui, après une nouvelle défaite (la troisième d’affilée), à l’élection présidentielle dont les raisons sont, en partie, à chercher dans ce refus de questionner véritablement la défaite de 2002 et de procéder à un nécessaire aggiornamento idéologique
Une nouvelle plateforme doctrinale rassemblant toute la gauche
Le Parti Socialiste n’est malheureusement pas la seule force politique contrainte à la rénovation. Paradoxalement, elle en est la principale opportunité de survie. Le Parti Socialiste doit être, aujourd’hui, la clé de voûte de la refondation de toute la gauche française. D’où l’importance, ici, de ne pas négliger ce travail.
De celui-ci, en effet, doit déboucher une nouvelle plateforme doctrinale qui doit couvrir tout le champ de la gauche, depuis les altermondialistes jusqu’au centre-gauche, en passant par les communistes et les écologistes.
C’est dans cette dynamique de rassemblement- qui ne doit pas être qu’une alliance d’appareils- mais bien, surtout, le résultat d’une réflexion de fond menant, au final, à une doctrine commune, évolutive évidemment, mais calée sur des objectifs fermes en terme de projets de société, que se trouve la clé d’une gauche recrédibilisée et pouvant prétendre, de nouveau, à prendre en main le destin de la France.
Une identité en pleine évolution reposant sur des valeurs intangibles et universelles
Il est vrai que la gauche peut se référer à des valeurs intangibles parce que valables quelle que soit la période de l’histoire moderne : c’est le cas de l’égalité ou de la liberté individuelle. Elle demeure, c’est vrai, attachée à cette construction historique qu’est l’Etat social avec ses instruments : le droit du travail, le salaire minimum, les services publics, la fiscalité… Est-ce à dire que son identité est définitivement figée, gravée dans le marbre ? Evidemment non ! Pour autant, le débat qui agite aujourd’hui les socialistes ne saurait se résumer à une alternative facile entre «archaïsme» ou «libéralisme».
S’il appartient à la gauche, et notamment aux socialistes, de faire le constat de l’échec d’un «socialisme réel» idéologiquement pur, est-ce pour autant qu’il faille se ruer vers le libéralisme forcené et le culte de la concurrence ? Par bien des points, le capitalisme libéral, que l’on nous vend aujourd’hui comme LE seul système possible dans nos sociétés modernes, n’a, pour ainsi dire, dans ses fondements et ses objectifs de base, quasiment pas évolué depuis la révolution industrielle (XIXe siècle). De fait, par bien des aspects, il est tout aussi archaïque que le marxisme des origines qu’on demande, à juste titre, à la gauche de sérieusement rénover voire d’abandonner purement et simplement.
Mais, comme dans tout bon débat, il est important de faire le tri entre le bon grain et l’ivraie. Le procès en archaïsme que l’on fait régulièrement à la gauche, par exemple, est intéressant à ce titre là.
Bien sûr, la gauche doit, sans aucun doute, se défaire de dogmes qui, non seulement ne sont plus en adéquation avec l’évolution de la société et du monde mais l’enferme dans une posture essentiellement défensive, lui faisant perdre, en outre, toute capacité réformatrice. Il est évident, par exemple, que la gauche d’aujourd’hui ne peut pas se définir par la seule défense de tous les «acquis sociaux» hérités du passé. Il est clair que sa réflexion sur la nécessaire réforme de notre système de protection sociale hérité de 1945 doit intégrer l’allongement de la durée de la vie. Mais en n’oubliant pas non plus de tenir compte, entre autres, de la pénibilité des conditions de travail.
Mais, répétons-le, certaines valeurs traditionnellement portées par la gauche restent d’une intangible actualité parce qu’elles conservent leur caractère universel : l’humanisme, l’égalité, la fraternité, la solidarité, la justice sociale… Les mettre en avant, en faire des objectifs politiques prioritaires ne peuvent pas être considéré comme les signes d’un archaïsme ! En revanche, il est vrai que la gauche doit désormais évoluer avec son temps et qu’elle ne doit jamais cesser d’actualiser ses orientations afin de tenir compte, à la fois des leçons de ses expériences de pouvoir passées et de l’évolution, des transformations du monde.
Un réformisme de gauche, critique du capitalisme libéral
Au «socialisme réel» du passé qui a montré ses limites et s’est abîmé dans de tragiques dérives, doit succéder un «socialisme du réel», différent de ce «socialisme de la renonciation ou du renoncement» qu’on nous accuse trop souvent, nous, socialistes, de prôner. Il est vrai que quelques-uns d’entre nous, très minoritaires d’ailleurs, persuadés de trouver l’avenir de la gauche… à droite, confondent allégrement «gauche moderne» et soumission quasi-totale aux normes du marché et au capitalisme mondialisé.
Le «socialisme du réel» entend, au contraire, réaffirmer le rapport critique fondateur que la gauche doit continuer d’entretenir avec le capitalisme. Certes, il s’affranchit d’un «surmoi» marxiste et révolutionnaire pour assumer clairement son réformisme qui passe par une imprégnation plus forte à la culture du compromis (qui n’est pas synonyme de compromission). Certes il évite de tomber dans la caricature qui vise à faire de l’entrepreneur un exploitant systématique et accepte l’idée qu’il y ait une économie du risque plutôt qu’une économie de la rente. Pour autant, ce socialisme là entend toujours remettre en cause, y compris dans le contexte d’une économie mondialisée, la course effrénée vers le moins-disant social qui déséquilibre toujours plus le rapport de force entre le travail et le capital au profit exclusif de ce dernier. Il considère que la réhabilitation de la «valeur travail», vu sous un angle de gauche, doit, avant tout, s’attacher à réduire le déséquilibre qui existe entre travail et capital.
Le «socialisme du réel» face aux enjeux de la société
Confronté au défi majeur de la mondialisation, ce «socialisme du réel» ne renonce pas à réfléchir à de nouvelles formes de régulations mais il étend leur champ à un échelon supra-national (en premier lieu européen) pour mieux maîtriser le marché.
Dans un système où les inégalités de revenus renaissent en permanence, il se concentre sur l’égalité des chances et la lutte contre la «reproduction sociale».
Face à l’épuisement des ressources naturelles et aux dérèglements climatiques, le «socialisme du réel» doit prioritairement réfléchir à un nouveau modèle de développement qui tourne le dos à une conception productiviste et à la croissance exponentielle des besoins humains pour privilégier le qualitatif, le non-marchand et s’orienter vers un progrès démocratiquement maîtrisé.
Le «socialisme du réel», faisant le constat d’une fragmentation de la société, remet en cause l’appréhension du social sous le seul angle des appartenances de classe. Dès lors, il ne refuse pas les aspirations à l’émancipation individuelle et ne tourne pas le dos à une déclinaison plus individualisée des politiques publiques. Mais il entend, toutefois, être à l’origine d’un nouveau contrat social permettant de surmonter les antagonismes liés à cette société fragmentée en essayant d’articuler le mieux possible la lutte contre l’exclusion et les attentes des couches populaires et moyennes salariées.
Pour ce faire, le «socialisme du réel» croit en la réhabilitation de la puissance publique en tant que celle-ci adopte un fonctionnement, certes plus efficace mais dans le but de redonner des moyens d’action au politique face à la toute puissance de l’ordre économique.
Gildas GUGUEN
21:40 Publié dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07 octobre 2007
Rénovation et Internet
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12:30 Publié dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
F Hollande: «Le PS doit être en perpétuelle mutation"
«Le PS doit être en pertétuelle mutation»
Interview.
Pour François Hollande, Premier
Secrétaire du Parti socialiste, le processus
de rénovation doit permettre
de refonder l’identité même du Parti,
autour des principes qui font consensus,
mais également en débattant des
idées et des thèmes sujets à divergence.
Au terme de cette démarche, les valeurs
admises par tous feront l’objet d’une
charte fondamentale,tandis que
les options divergentes seront tranchées
par les adhérents du PS, lors du prochain
congrès.
L’objectif premier du processus de rénovation
du Parti socialiste est «la refondation idéologi-
que et programmatique». En quoi cette refon-
dation est-elle nécessaire? Urgente?
Elle est nécessaire et urgente. Parce que l’on ne
Peut pas simplement analyser une défaite à tra-
vers des questions de personnes, soit liées à
notre adversaire, soit à notre candidate. Ce ne
serait pas juste et ne nous ferait guère progres-
ser. On ne peut pas non plus analyser la défaite
simplement par rapport à telle ou telle proposi-
tion.Il faut revenir sur l’essentiel,c’est-à-dire sur
ce qui a fait que les socialistes et notre candidate
n’ont pas été jugés comme les plus convaincants,
les plus prêts, les plus adaptés au monde
contemporain et à la société d’aujourd’hui. Là
réside la question fondamentale.
Qu’est-ce qui a guidé le choix thématique
des trois grands «forums de la rénova-
tion?»
Nous devions traiter les sujets les
plus difficiles et
ceux qui nous
ont posé pro-
blème dans la
campagne pré-
sidentielle :
notre rapport à
la mondialisa-
tion, l’articula-
tion entre l’in-
dividu – ses
aspirations de
réussite – et le collectif et,enfin,le rapport à la
nation,ce que l’on appelle le «vivre ensemble».
Qu’est-ce qui fait de cette rénovation un proces-
sus vraiment innovant,notamment par rapport
aux « états généraux du projet », qui se sont
tenus il y a un an et demi ?
Il ne s’agit pas de refaire un programme. Il sera
temps,au lendemain de notre congrès,d’ouvrir
ce chantier. L’objectif est d’aller au cœur même
des grands défis contemporains les plus déli-
cats à relever. Et de discerner ce sur quoi nous
pouvons nous retrouver tous. C’est ce qui fon-
dera l’identité du Parti socialiste.Mais cela per-
mettra également d’identifier les réponses sur
lesquelles nous divergeons.Et ce sera aux adhé-
rents du Parti socialiste de les trancher, lors du
prochain congrès,sur la base d’un processus de
rénovation qui aura permis à la fois de formali-
ser ce qui nous unit autour d’une charte fonda-
mentale, et de préciser clairement les différen-
tes options ou stratégies qui nous séparent,
afin de les soumettre au vote militant pour
dégager la ligne majoritaire.
Plusieurs acteurs de ce processus ont déjà joué
des rôles majeurs dans d’autres moments de
diagnostic ou de propositions. En même temps,
beaucoup de rapporteurs ou de membres de
commission sont peu ou pas connus... Est-ce cela
la rénovation, un mélange de jeunesse et d’ex-
périence?
Attention ! Les acteurs du processus, ce ne sont
pas seulement les quelque 100 membres des
trois commissions mises en place pour les
forums. Les militants doivent être associés de
multiples façons.Ce sera l’objet des forums qui
se tiendront dans toutes les fédérations mais
aussi des débats sur internet.
Le travail des commissions sera de fournir un premier matériau, des premières analyses,
mais pas de décider à la place des socialistes de
ce que sont leurs valeurs fondamentales, leur
identité. En leur sein se côtoient effectivement
plusieurs générations, dans toutes leurs diver-
sités. C’est ce mélange qui va permettre la
transition, le passage de relais, mais aussi la
transmission du savoir,de l’expérience.
Pourquoi n’avoir pas carrément changé le nom
du Parti pour effectuer une vraie rupture ?
Le mot de « socialiste » n’est ni démodé, ni
déconnecté, ni disqualifié. Au contraire, il est
porteur d’aspirations modernes et de valeurs
permanentes. Quand on a la chance de s’appe-
ler socialiste, on ne met pas le drapeau en
berne, on le porte haut.
Concernant la rénovation du Parti, des procédu-
res et de l’organisation,jusqu’où êtes-vous prêt à
aller ? Des primaires ouvertes à tous, comme en
Italie, une harmonisation nationale des cotisa-
tions, un journal d’information en kiosque...?
Un groupe de travail va réfléchir sur toutes les
formes d’organisation, de communication, de
vie interne. Mais ce sera le congrès qui aura la
responsabilité de décider.
Oui, effectivement, les modalités de cotisation
Posent problème, notamment depuis que l’on
A introduit les primo-cotisations à 20 euros. Je
souhaite aussi que l’on puisse adopter des
modes d’organisation plus simples, plus com-
préhensibles pour nos adhérents comme pour
nos électeurs. Plus accessible, notre Parti
deviendrait plus fort.
Et puisque vous évoquez nos amis de la gauche
italienne, sachez qu’ils vont organiser une par-
ticipation démocratique pour l’élection de
leurs dirigeants, pas seulement les dirigeants
nationaux, mais également les dirigeants fédé-
raux. Est-ce que nous pouvons aller jusque-la ? Je ne sais pas, mais ce sont des débats que
nous devrons avoir entre nous.
À titre personnel, est-ce que vous vivez ce pro-
cessus de rénovation comme la grande œuvre de
votre long mandat... Est-ce une façon de laisser
une marque dans l’histoire du Parti, juste avant
votre dernier congrès?
Le processus se poursuivra au-delà du congrès,
nous devons réactualiser en permanence nos
valeurs, confronter sans cesse nos idées avec la
réalité,pour être le plus concret, le plus efficace
possible. Je veux non pas clore le processus,
mais,au contraire,l’ouvrir.
Tout en gardant ses valeurs, le PS doit être en
perpétuelle mutation. La rénovation doit être
une activité permanente du Parti socialiste.
Effectivement, je souhaite qu’au terme de mon
mandat de Premier secrétaire, nous ayons pu
répondre clairement à des questions qui nous
sont posées depuis trop longtemps : quel est le
rapport des socialistes avec le marché ? quels
instruments aujourd’hui pour la transforma-
tion et la redistribution? quelles réponses face
à l’individualisation et la mondialisation ? quel
est le sens du progrès au XXIe siècle ? Souvent,
nous sommes interpellés : le PS a-t-il enfin fait
son aggiornamento? Oui, depuis plusieurs
années, mais cette fois,il va l’écrire!
En quelques mots, si vous deviez convaincre ceux
qui nous liront de participer au processus, que
leur diriez-vous?
Il ne va pas falloir simplement écrire un texte
bien ficelé dans une langue souvent incomprise
par le plus grand nombre, avant de le stocker
quelque part sur une étagère. Non, il faudra
envoyer des contributions, apporter son témoi-
gnage, raconter son quotidien, bref, prendre sa
part dans le débat autant qu’il sera possible,et
permettre à notre prochain congrès d’évoquer
l’essentiel : sur quoi sommes-nous tous d’ac-
cord, et qui fonde notre identité, et sur quoi
devons-nous effectivement encore débattre
pour fixer une ligne claire, cohérente et accep-
tée par tous.
Propos recueillis par Ariane Gil.
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Diagnostic pour la rénovation
09:35 Publié dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







