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29 novembre 2007

Du mythe à la réalité: près de 11% d’augmentation des taux d'imposition

La gauche choletaise (Divers gauche, Gauche Alternative, PCF, PS, VivreCholet) apporte ses commentaires suite au Débat d’orientation budgétaire de lundi dernier au Conseil municipal de Cholet:

Un passage douloureux du mythe à la réalité chiffré à près de 11% d’augmentation des taux


Il y a le mythe et il y a la réalité. Le mythe, c’est celui d’un Maire et d’une équipe municipale qui s’autoportraitisent en gestionnaires vertueux et raisonnables, ayant, en 12 ans, réussi le tour de force d’investir beaucoup en dépensant peu… Et, surtout, en pratiquant la modération fiscale. Le Député-Maire ne cesse, en effet, de l’agiter comme un fétiche magique : la Ville de Cholet n’avait procédé à aucune augmentation d’impôts depuis… 1992 ! Comme si cette «augmentation zéro» aux allures de slogan électoral, était un gage de bonne gestion ! La réalité budgétaire se charge malheureusement de lui rappeler que ce n’est pas forcément le cas.

Un coup de masse fiscal
On le voit d’ailleurs bien aujourd’hui où, dans le contexte le plus mauvais qui soit, marqué par une croissance en berne, une inflation galopante et des salaires qui restent scotchés au plancher, faisant naître des angoisses croissantes aux Français inquiets, à juste titre, pour leur pouvoir d’achat, la Ville de Cholet est acculée à une augmentation moyenne de ses taux d’imposition de près de 11%. Le Député-Maire aura beau essayer toutes les pirouettes dont il est coutumier pour nous expliquer qu’il nous avait prévenus dès l’année dernière et que, de toute façon, il ne trahit pas sa parole puisque 2007-2008 est une année de rab sur la mandature initiale (2001-2007), il n’empêche que Gilles Bourdouleix et son équipe se seraient sans doute bien passés d’un tel coup de masse fiscal à la veille des élections municipales.

Des contraintes liées à la propre gestion de la Municipalité
Car, c’est bel et bien contraints, comme l’a rappelé justement Antoine Mouly lors des débats, que le Député-Maire et son équipe préparent leur budget 2008 et doivent se résoudre à une augmentation d’impôts d’une telle ampleur pour le boucler.
Des contraintes, il y en a d’externes comme l’inflation qui pèse sur les charges de gestion, la baisse des dotations de l’Etat, la réduction des aides européennes ou l’augmentation des taux d’intérêts. On aurait effectivement mauvaise grâce à les porter au débit du Maire qui n’y est, à priori, pas pour grand-chose, encore que, en tant que Député, nous n’avons pas vraiment entendu dire, par exemple qu’il s’opposait avec véhémence à la politique de désengagement de l’Etat vis-à-vis des collectivités territoriales.
Mais des contraintes, il y en a aussi d’internes et celles-ci ne peuvent échapper à la responsabilité du Maire tant elles sont directement imputables à sa gestion. Comment Gilles Bourdouleix a-t-il fait, en effet, pour investir beaucoup (sans que tous ces investissements ne soient d’ailleurs ni pertinents ni raisonnables) sans, pour autant, avoir recours à la fiscalité (au niveau de la Ville en tout cas) ? Il a fait jouer deux leviers.

La CAC étranglée
Le premier c’est le levier intercommunal. Dès la création de la Communauté d’Agglomération du Choletais (CAC), le Député-Maire a transféré les investissements les plus lourds (Glisséo, Espace Saint-Louis, station d'épuration,...) ainsi que des dépenses de fonctionnement subséquentes sur cette dernière. Des investissements  qui se voient bien et permettent de décrocher des classements honorifiques mais dont on se demande s’ils répondent à un véritable besoin de la population de l'agglomération qui ne dépasse pas 85 000 habitants. Mais, faute d’étude préalable sérieuse sur les financements que la Communauté d’Agglo allait devoir mobiliser pour assumer pleinement l’ensemble de ses nouvelles missions, celle-ci s’est retrouvée, dès 2005, face à un niveau de dépenses devenu insupportable pour elle. La CAC est étranglée financièrement au point d’avoir dû reporter des projets aussi importants que le Théâtre Saint-Louis ou l'hôtel de Communauté d'agglo. D’ailleurs, après avoir, l’an dernier, relevé les taux de la Taxe Professionnelle (principale ressource fiscale des intercommunalités), son président, Gilles Bourdouleix s’interrogeait à voix haute pour savoir s’il n’allait pas créer une taxe additionnelle sur les ménages de l’Agglomération…

Une dette inquiétante

Le second, c’est le levier de l’emprunt. Gilles Bourdouleix n’est pas Mandrake le Magicien et, s’il lui arrive de faire illusion, il ne sort pas encore de billets de ses manches. Or, tout ce qu’il a engagé comme dépense depuis 1995 et qui n’a pas été pris en charge par l’impôt a forcément été puisé ailleurs. C’est donc par l’emprunt que la Ville de Cholet a principalement financé ses investissements. Résultat : le taux d’endettement de la Ville n’a cessé de progresser. Entre 2003 et 2005, il était passé de 642 € à 741 €/habitant. Il serait retombé à 678 € fin 2006 mais ce chiffre ne tient compte ni des emprunts contractés dans l’année ni, surtout, ceux que la Ville s’apprête à contracter en 2008, soit 25 M€ supplémentaires. Et pas aux taux avantageux de ces dernières années ! Au final, on risque bien d’être plus proche que le maire ne le prétend du taux d’endettement moyen des villes de même taille (1.070 €/habitants) avec, en plus, une épargne passablement rognée et des marges d’autofinancement chaque année plus faibles. Si c’est cela ce que le Député-Maire appelle une gestion dynamique et réfléchie… !

Bloqués au plan intercommunal, privés du recours à l’emprunt pour cause de dette galopante et de taux d’intérêts moins avantageux… Le Député-Maire et son équipe n’ont désormais pas d’autre choix que de faire donner, à quelques mois des élections, la grosse artillerie fiscale. C’est là la facture salée de 15 ans d’une gestion à court terme de la ville, élaborée au coup par coup, faites de projets démesurés et de démagogie fiscale… Quant au pouvoir d’achat des Choletais, il n’entrevoit toujours pas de lendemains qui chantent !

Commentaires

Bonjour chers blogueurs,

Juste un message relatif à la laïcité à Cholet.

Article 1er de la Constitution de 1958 : "La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée".

Quid de cette église et de cette crèche vivante sur la place Travot ?

La laïcité n'est-elle pas la neutralité du politique à l'égard de toutes les religions et philosophies. N'est-elle pas également la neutralité de l'espace public à l'égard de ces dernières ?

Facile pour le maire de critiquer les musulmans comme posant un problème d'intégration (cf. Ouest-france du 11/03/2005) !! Il serait plus honnête de dire que l'on ne veut pas des musulmans en France, sauf pour signer des contrats d'affaires, là ils sont les bienvenus pour soutenir l'activité économique morose de l'hexagone !!!! Pis, il suffit d'opposer la laïcité aux musulmans lorsqu'ils sont trop visibles et de saborder celle-ci lorsqu'il s'agit du catholicisme !!!

Je me rappelle de cette soupe populaire que le centre Convergence souhaitait organiser sur la place Travot lors du Ramadan 2003. Quelle a été la réaction du maire ? Non je suis désolé; cette soupe est islamique et contraire à notre principe de laïcité...

Alors laïcité à deux vitesses ou simple calcul politicien ?
Où est la gauche choletaise sur cette question éminemment symbolique de notre République ?
Pourquoi aucun recours administratif près le tribunal administratif de Nantes pour mettre fin à cette rupture devant nos principe de laïcité et d'égalité devant la loi ?

Les choletais y gagnerait en cohérence démocratique et en honneur. En effet, on ne peut jouer sans cesse et sans sanction avec les principes de notre République qui constituent le terreau de notre Etat-nation. La République et la démocratie française ne peuvent s'accommoder de ces entraves et humiliations avec les principes constitutionnels.

Que doit penser un choletais athée, un choletais musulman, un choletais juif, un choletais bouddhiste, un choletais témoin de Jéhovah, un choletais agnostique ? Je vous le dis. Ces choletais qui ne se reconnaissent pas dans cette politique clientéliste à l'égard des catholiques (alors que les catholiques choletais n'ont rien demandé à ce sujet !!!) et qui paient leurs impôts comme tout un chacun (là on ne leur demande plus leur couleur de peau ou leur confession....) observent les conditions de mise en place d'un communautarisme qui ne dit pas son nom et qui a assez duré!!!
Communautarisme qui a pour objet de signifier de façon subtile et elliptique que la France est blanche et de tradition catholique !!! Oui je le dis en ces termes : blanche et de tradition catholique !!!!
Entrer dans ce jeu mènera à une concurrence des communautés au gré des alternances politiques !!! N'entrons pas dans ce jeu malsain et pernicieux et restons dans le cadre laïc. Celui d'un espace neutre à l'égard des idéologies métapolitiques qui permet à tous les citoyens d'être reconnus à égalité dans leur identité de citoyen en dehors de tous particularismes. Oui à la citoyenneté, à l'égalité devant la loi et par la loi. Oui à la neutralité de l'espace politique, celui qui reste à équidistance de toute idéologie, celui qui ne reconnaît aucune confession ou philosophie afin de les respecter toutes.

Force est de constater qu'il est de la responsabilité historique de la Gauche d'agir en ce sens et de montrer son attachement aux principes de notre Républiques française. Liberté de religion, liberté d'opinion, liberté d'expression, mais jamais le pouvoir politique ne doit pas être une courroie de transmission d'une quelconque idéologie.

A bientôt.
Rédha Djelaibia.

Ecrit par : redha | 01 janvier 2008

Moi je trouve très lamentable qu'un maire comme celui de Cholet puisse se vanter d'avoir un mandat au parlement européen et revendiquer qu'il le n'utilise pas et qu'il préfère miser sur son mandat local, je trouve qu'en tant qu'élu et quand on a des mandats et bien on les utilise sinon on démissionne, monsieur n'est pas pour l'Europe, ou bien il n'a pas le temps? il trouve les déplacements pénibles? quoiqu'il en soit je trouve qu'il a le temps d'aller à la fête un peu partout et parfois revenir dans un état second, je ne veux pas faire de diffamation, surtout pas mais pourtant c'est visible dans Cholet, pour être présent dans les rassemblements variés et culturels ça va, et dès qu'il y a à boire, moi je me suis rendu compte de son extrême gentillesse et de sa convivialité mais pour utiliser son mandat au parlement européen là non c'est pas assez motivant peut-être, quand on est élu du peuple je suis désolé on ne choisit pas et la moindre des choses c'est de remplir ses mandats utilement et au moins répondre aux demandes des citoyens ou du moins pousser les revendications, avoir quelque chose au parlement européen c'est quand même noble en soi, mais je crois savoir que c'est un juriste ou un avocat de base, relativement poussé par des excès de caractère voire de colère (vu dans la presse locale d'ailleurs quelques sautes d'humeurs notamment dans certains conseils municipaux) à celà cette personne pour moi ne représente pas réellement la démocratie, car la moindre des choses dans la démocratie c'est que chacun puisse s'exprimer et au moins faire partager ce qu'il pense, visiblement ce qu'il n'apprécie pas.
De là à commettre une sorte d'ingérence budgétaire et en poussant les impôts à +11%, là c'est un autre problème qui doit encore malheureusement avoir un lien avec sa propre façon de diriger la ville, d'ailleurs en tant que citoyen, j'ai eu plaisir de déménager de Cholet en 2007 pour m'éloigner un peu plus dans le département car franchement Cholet devient trop cher c'est bien dommage (une ville soit disant où il fait bon vivre) mais je pense qu'il ferait bon vivre si il y avait un autre maire plus compétent que lui, et pourquoi pas Socialiste, désolé mais la droite c'est bon, y'en a assez!!!

Ecrit par : laurent west | 01 février 2008

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